Intel annonce un vaste plan social qui va se traduire par la suppression de 12 000 postes d'ici la mi-2017. Cette mesure illustre la crise que subit le secteur du PC, qui affecte tout particulièrement Intel.

La saignée va être brutale pour les employés d’Intel. Dans un communiqué de presse publié mardi, le spécialiste des microprocesseurs annonce qu’il va sabrer sévèrement dans ses effectifs au cours de l’année prochaine. L’entreprise américaine prévoit en effet de supprimer 12 000 postes d’ici la mi-2017, ce qui représente environ 11 % de ses salariés au niveau mondial.

Pour tenir dans la durée cet objectif qui va affecter plus d’un employé sur dix, Intel va appliquer diverses mesures allant de la consolidation de ses emprises dans le monde à la réévaluation des programmes en cours, en passant par des départs volontaires et, sans surprise, des licenciements. Il est prévu de prévenir les employés concernés au cours des deux prochains mois.

Selon les estimations effectuées par la direction, la restructuration doit permettre à Intel de faire une économie de 750 millions de dollars dès cette année et jusqu’à 1,4 milliard de dollars d’ici la mi-2017. Cela étant, la mesure va également coûter de l’argent au groupe, puisqu’il prévoit une charge exceptionnelle d’environ 1,2 milliard de dollars au cours du deuxième trimestre.

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La réduction significative de la masse salariale d’Intel — qui comptait un peu plus de 107 000 employés en 2015 — est l’une des conséquences de la crise que traverse le secteur des ordinateurs depuis des années. Le grand public s’est détourné de ces machines pour s’offrir à la place des smartphones et des tablettes, qui peuvent remplacer le PC pour les tâches courantes, tout en coûtant moins cher.

« Les PC ne sont plus adoptés dans les nouveaux ménages comme auparavant, surtout au niveau des marchés émergents », expliquait Gartner à la mi-avril. « Les smartphones sont la priorité ». Les ménages n’ayant pas des moyens financiers illimités, un arbitrage a été fait, et ce sont les terminaux mobiles qui remportent la plupart du temps la mise.

Ce désintérêt du grand public pèse mécaniquement sur les performances de l’entreprise, avec un chiffre d’affaires qui ne répond pas aux attentes des analystes. Afin de redresser la barre, Intel s’efforce de faire évoluer son business pour attraper la croissance de certains secteurs, comme le cloud computing, les accessoires connectés, l’Internet des objets, les centres de données ou encore les appareils intelligents.

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