Imposant, débordant de puissance et technologique, le nouveau Porsche Cayenne Electric cumule les superlatifs. Bluffé sur tous les points, après en avoir pris le volant sur route et sur circuit, je me demande s’il ne s’agirait tout simplement pas de LA meilleure voiture électrique.

Le Cayenne est sans aucun doute l’un des modèles les plus importants chez Porsche. Si le constructeur de véhicules sportifs a pu sortir la tête de l’eau dans les années 2000, c’est bien grâce à ce SUV. Mieux encore, il a même fait basculer la marque dans une autre dimension puisque celle-ci est carrément devenue l’une des plus rentables de toute l’industrie automobile.

Depuis 2002, plus d’1,5 million d’exemplaires de Cayenne ont été construits. Rendez-vous compte, c’est plus que le modèle légendaire, la 911 ! Un mastodonte donc, et pas uniquement dans ses dimensions. Après trois générations, le SUV de Stuttgart se décline en parallèle dans une nouvelle version 100 % électrique, sobrement baptisée Cayenne Electric.

Pour son introduction dans le monde de l’électrique, le SUV ne fait pas dans la demi-mesure et pousse les curseurs au maximum : plus performant, plus technologique… plus mieux ? Numerama a été convié à prendre en main la gamme complète au Porsche Experience Center, collé au mythique circuit des 24 Heures du Mans.

CaractéristiqueDonnée
Modèle / Version testéePorsche Cayenne Electric
Prix (à partir de / version testée)107 600 €
Autonomie (WLTP)617 km – 668 km
Autonomie constatée500 km
Consommation relevée21,6 kWh/100 km
Capacité batterie113 kWh
Puissance / Couple442 ch – 1 156 ch / 835 Nm – 1 500 Nm
0 à 100 km/h2,5 s – 4,8 s
Vitesse max230 km/h – 260 km/h
Puissance de charge max (DC)390 kW
Temps de charge 10-80 % (DC)16 min
Dimensions (L x l x h)4,99 x 1,98 x 1,67 m
Poids2 525 kg – 2 645 kg
Coffre (litres)781
Frunk (litres)90

Design extérieur du Porsche Cayenne Electric : on s’y fait bien

Lors de sa toute première présentation au début du millénaire, le Cayenne avait essuyé de nombreuses critiques. La raison ? Porsche, symbole de sportivité, ne peut pas s’abaisser à produire un SUV. Depuis, la pilule semble passée… pour repartir de plus belle en 2026 avec ce nouveau modèle électrique ? Outre sa motorisation, le style ultra-musclé ne semble pas faire l’unanimité.

Le Porsche Cayenne Electric à l'essai. // Source : Robin San Vicente pour Numerama
Le Porsche Cayenne Electric à l’essai. // Source : Robin San Vicente pour Numerama

Je dois vous avouer qu’à la présentation officielle du modèle, je n’étais pas disons… des plus enthousiastes avec le design. Pourtant, après une visite de son usine de production en Slovaquie et l’avoir eu sous mes yeux pendant ces deux journées d’essais, la plastique du Cayenne a fini par me plaire un peu plus. Dans sa déclinaison Turbo, le SUV s’élargit un poil à l’arrière pour loger de part et d’autre des aéropales actives permettant de soigner la trainée et gagner jusqu’à 20 km d’autonomie.

Le Porsche Cayenne Electric à l'essai. // Source : Robin San Vicente pour Numerama
Le Porsche Cayenne Electric Turbo. // Source : Robin San Vicente pour Numerama

En revanche, je me pose encore la question : « si je devais en acheter un, est-ce que je prendrais le standard ou le Coupé ? ». Car cela change énormément les proportions à l’arrière. D’un côté, je trouve la poupe plus homogène dans le premier cas, alors qu’elle parait plus mastoc sur le Coupé. Mais sur ce dernier, les designers ont pu reproduire la fameuse « Flyline » (la ligne de toit fuyante) de la 911 et le rendu est vraiment sympa. De plus, le Coupé est encore plus profilé, avec un pare-brise plus incliné.

Le Porsche Cayenne Electric à l'essai. // Source : Robin San Vicente pour Numerama
Le Porsche Cayenne Coupé imite la ligne de la 911. // Source : Robin San Vicente pour Numerama

Finissons ce tour extérieur par les dimensions : 4,99 m de long pour 1,98 m de large et 1,67 m de haut (1,65 m sur le Coupé). Pas de doute, il en impose.

Design intérieur du Porsche Cayenne Electric : cocon technologique

Habitacle et finition

L’intérieur du Cayenne impressionne autant, voire plus que son design extérieur. L’ambiance est assurément cossue et l’assemblage véritablement exemplaire comme on est en mesure d’exiger. Évidemment, nos différents modèles d’essai étaient copieusement optionnés.

Le Porsche Cayenne Electric à l'essai. // Source : Robin San Vicente pour Numerama
L’intérieur du Porsche Cayenne Electric. // Source : Robin San Vicente pour Numerama

Et je dois dire que la sellerie en cuir bicolore Noir/Gris Sauge du modèle avec lequel j’ai passé le plus de temps est du plus bel effet. Mention spéciale également pour le cuir « Mûre ». Sinon pour les amateurs de vintage, il y a le très joli intérieur « Pepita » qui garnit la partie centrale des sièges d’un tissu façon pied de poule.

L'intérieur « Pepita » du Porsche Cayenne Electric Turbo. // Source : Tibo pour Numerama
L’intérieur « Pepita » du Porsche Cayenne Electric Turbo. // Source : Tibo pour Numerama

Pour revenir sur la qualité perçue, je relèverai au rayon des points à améliorer le tiroir de la console centrale en plastique granuleux, faisant tache dans cet écrin. À voir aussi la durabilité du revêtement qui borde le repose-poignet. Le reste est soigné dans les moindres détails et au niveau du prestige de la marque.

Le Porsche Cayenne Electric à l'essai. // Source : Robin San Vicente pour Numerama
La console centrale abrite un rangement profond. // Source : Robin San Vicente pour Numerama

D’ailleurs, fidèle à son histoire, Porsche a conservé un bouton de démarrage, placé à gauche à l’instar des clés pour les modèles thermiques.

Confort et espace à bord

Outre la qualité des matériaux, le Cayenne séduit par son grand confort. Grâce à son empattement de 3,02 m, le SUV sportif offre un espace à bord plus que généreux, alors que, cela va sans dire, les sièges avant et arrière montrent un excellent moelleux. Les sièges « sports » apportent plus de maintien latéral (et de réglages) sans pour autant rogner sur la douceur du dossier et de l’assise.

Le Porsche Cayenne Electric à l'essai. // Source : Robin San Vicente pour Numerama
Les sièges du Porsche Cayenne sont très agréables. // Source : Robin San Vicente pour Numerama

Si les places avant sont chauffantes de série, ce n’est pas le cas de celles à l’arrière. À ce prix-là, c’est dommage, il faut donc passer par les options. La ventilation est optionnelle dans tous les cas. Après le volant et les sièges, Porsche propose aussi les surfaces chauffantes qui concernent les accoudoirs latéraux et central. C’est diablement efficace. Sinon, de série, les places arrière peuvent s’incliner électriquement pour voyager encore plus confortablement.

Côté ergonomie, c’est le mélange de deux mondes. Les écrans sont bien présents (j’y reviens dans la section suivante), tandis que les boutons physiques restent nombreux pour jongler entre les affichages devant soi ou régler la température de la climatisation (l’orientation de la ventilation se fait par contre via l’écran façon Tesla). Le conducteur a droit aussi à des touches haptiques de chaque côté du compteur. Le seul bémol de l’habitacle est le repose-poignet. S’il fait parfaitement son travail, il rend en revanche le rangement en dessous peu utilisable.

Le Porsche Cayenne Electric à l'essai. // Source : Robin San Vicente pour Numerama
Le cockpit du Porsche Cayenne Electric. // Source : Robin San Vicente pour Numerama

Pour les futurs acheteurs qui hésiteront encore entre le modèle standard et le Coupé, il faudra aussi se poser la question de la praticité. Quand le Cayenne standard revendique un volume de coffre de 781 litres, le Coupé se contente de 541 litres, ce qui est déjà généreux. À noter qu’en présence des systèmes audio optionnels Bose ou Burmester, la capacité diminue respectivement de 34 et 42 litres. Enfin quelles que soient les carrosseries, on trouve en complément un pratique frunk de 90 litres.

Info-divertissement et aides à la conduite du Porsche Cayenne Electric : impeccable

L’info-divertissement

Le Porsche Cayenne Electric est non seulement luxueux, il est aussi technologique. L’habitacle s’illustre notamment par sa panoplie d’écrans et surtout par cet affichage central plié. Vraiment utile ? Oui et non. L’avantage principal ici est de pouvoir afficher ce qu’on veut au centre (notamment la navigation) et de garder sous la main, sur la partie basse de l’écran, divers raccourcis ou informations pratiques. Cette section est entièrement personnalisable sur trois pages. Il y a donc l’embarras du choix.

Le Porsche Cayenne Electric à l'essai. // Source : Robin San Vicente pour Numerama
Un arsenal technologique à bord. // Source : Robin San Vicente pour Numerama

Le revers de la médaille est que cela peut vite faire fouillis et il faut veiller à ne pas se retrouver avec une tonne de boutons ou de données. D’autant plus que certaines infos peuvent être redondantes avec ce que vous avez sur le compteur. Cela dit, on ne peut pas reprocher la personnalisation poussée. À noter qu’il est possible de fermer ce « tiroir » pour passer en plein écran, qui donne un effet particulier avec la courbure de la dalle.

Affichage des widgets personnalisables En mode « plein écran »

Basé sur Android Automotive OS, le logiciel est d’une réactivité exemplaire, tandis que la qualité des dalles OLED est remarquable. En option, le passager avant peut profiter de son propre écran sur lequel il pourra se connecter indépendamment en Bluetooth. Enfin, le système audio Bose suffira amplement, l’équipement supérieur sera réservé plutôt aux audiophiles.

Les aides à la conduite

Les portions d’autoroute pour rejoindre Le Mans m’ont permis de voir ce que donnait la conduite semi-autonome (option). Et je dois dire qu’elle m’a particulièrement bluffé par sa douceur, que ce soit dans son maintien de la trajectoire ou des changements de voie. Attention toutefois à bien avoir les deux mains sur le volant, le système ne manquera pas de vous le rappeler (trop) rapidement, même si vous avez juste lâché une main.

Mon modèle d’essai était également équipé du parking automatique, lui aussi efficace. Pour ceux préférant manœuvrer par eux-mêmes, les nombreuses vues de caméras permettent de garer le bestiau avec une facilité déconcertante.

Au volant du Porsche Cayenne Electric : il peut vraiment tout faire

Vous avez peut-être trouvé que j’abusais avec le titre, que la voiture électrique parfaite n’existait pas ou que Porsche n’était tout simplement pas capable de produire une telle auto. Et pourtant, je vous mets au défi de trouver une voiture électrique qui :

  • Accélère de 0 à 100 km/h en seulement 2,5 secondes et pulvérise quasiment toute la production automobile
  • Vous transporte dans le plus grand des conforts avec une montagne de bagages
  • Se recharge en une quinzaine de minutes
  • Est capable de s’aventurer en tout-terrain

Quand je dis que ce nouveau Cayenne Electric peut TOUT faire, ce n’est pas un euphémisme.

L’essai sur route/circuit

Je démarre ces essais en prenant le volant d’une version « de base » du Cayenne Coupé, forte de 442 ch. Ça accélère bien, le 0 à 100 km/h est donné pour 4,8 secondes, mais on est loin d’être collé au siège. Qu’importe, les sensations fortes seront pour plus tard avec les autres modèles. Ici, je vais en profiter pour mesurer les capacités purement routières du SUV allemand et… quel régal.

Au volant du Porsche Cayenne Electric. // Source : Robin San Vicente pour Numerama
Au volant du Porsche Cayenne Electric. // Source : Robin San Vicente pour Numerama

Partant de Paris, j’emprunte un petit bout de périphérique avant de traverser plusieurs villes à l’ouest de la capitale, dont Versailles. Le genre de coin où on pourra trouver le plus facilement le Cayenne. Mais revenons à la conduite, qui montre une vraie onctuosité. Cela passe par la gestion facile de la pédale d’accélérateur ou encore par l’insonorisation pointue, sans oublier l’incontournable suspension pneumatique. Cette dernière est livrée de série et elle fait un travail majestueux pour gommer tout ce qui pourrait être désagréable (pavés, ralentisseurs, nids de poule…).

Le Porsche Cayenne Electric à l'essai. // Source : Robin San Vicente pour Numerama
La suspension pneumatique du Cayenne fait des merveilles. // Source : Robin San Vicente pour Numerama

La seule chose qui manquera en zone urbaine, c’est un mode One Pedal, ou du moins un freinage récupératif prononcé. Car pour mémoire, Porsche veut que vous conduisiez leur modèle électrique comme un modèle thermique, freinage compris. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a aucune récupération, au contraire, la voiture utilise ses moteurs pour freiner dans 95 % des cas. Seuls les freinages vraiment appuyés utiliseront les disques et plaquettes.

Prenons maintenant le cap de l’autoroute, terrain où règne en maître le Cayenne Electric, par les mêmes qualités qu’à plus basses vitesses et par ses aides à la conduite (décrites plus haut). Dommage qu’il ne faille que deux heures pour rallier Le Mans, j’aurais bien continué le trajet ! D’autant plus que la consommation étonne (j’y reviens plus bas).

Une fois arrivé au Porsche Experience Center (PEC), je délaisse mon exemplaire vert pour prendre en main les versions S et Turbo. Au programme : slalom, départ arrêté et tour de piste. Si le slalom ne permet pas de mettre pleinement en exergue l’agilité d’un tel monstre, j’en entrevois clairement le potentiel, et les quelques tours du circuit « Maison Blanche » vont venir me le prouver.

Le Porsche Cayenne Electric. // Source : Tibo pour Numerama
Un SUV de 2 600 kg agile ? C’est possible. // Source : Tibo pour Numerama

En fait, le Porsche Cayenne Electric est une supercar sur échasse. Le SUV taille l’asphalte, enroule les points de corde puis s’extrait des virages comme une balle, avant de se freiner brutalement pour recommencer ensuite. Je commence à avoir du mal à croire qu’il y ait vraiment plus de 2 500 kg sur la balance. Le secret derrière cette aisance tient notamment à la présence de roues arrière directrices, qui facilitent le pivotement de l’arrière et au système de châssis actif, qui limite presque totalement les tangages et les roulis.

Le Porsche Cayenne Electric. // Source : Tibo pour Numerama
Sur piste, le Porsche Cayenne Electric est dans son élément. // Source : Tibo pour Numerama

Et que dire des accélérations… Avec 1 156 ch sur la version Turbo, elles sont tout simplement démentielles (7,4 s pour le 0 à 200 km/h). Pour finir de me convaincre, la bande-son artificielle reproduisant le grognement d’un V8 est assez réussie.

Un peu de tout-terrain

Une partie du PEC est dédiée au tout-terrain. L’occasion de mettre à l’épreuve une voiture que l’on n’aurait jamais imaginée dans un tel environnement, alors que cela fait bien partie de son ADN et qu’un pack spécifique est d’ailleurs disponible au catalogue. Ce dernier supprime notamment la lame avant, offrant un meilleur angle d’attaque (25° au lieu de 18,6°).

Le Porsche Cayenne Electric à l'essai. // Source : Robin San Vicente pour Numerama
Le Porsche Cayenne Electric équipé du pack Off-Road. // Source : Robin San Vicente pour Numerama

Me voilà donc sur un parcours avec différents obstacles, le moment de basculer sur le mode Off-Road. Celui-ci est réglable sur plusieurs sous-profils (sable, gravier/boue et roche), chacun influant sur la finesse d’accélération et sur la dureté des amortisseurs, et permet de régler la hauteur de caisse. Selon les modèles, le SUV peut aussi recevoir un différentiel électronique permettant de jouer davantage sur la motricité.

Le Porsche Cayenne Electric à l'essai. // Source : Robin San Vicente pour Numerama
Le Porsche Cayenne Electric est à l’aise hors des sentiers battus. // Source : Robin San Vicente pour Numerama

Cet arsenal impressionne quand il se met en œuvre et je n’en mène pas large : devant moi se dresse une montée à plus de 60 %, sur laquelle des marches en ciment lisse ont été posées (comme si ça ne suffisait pas). Serait-ce mon dernier essai ? Pas du tout ! En appuyant de plus en plus fort sur la pédale d’accélérateur, le Cayenne gravit le pic sans sourciller. Il faudra redescendre une pente aussi raide, voire plus. Sans problème avec l’aide à la descente, une sorte de régulateur de vitesse pour les pentes.

Le Porsche Cayenne Electric. // Source : Tibo pour Numerama
Prêt à affronter une pente costaud. // Source : Tibo pour Numerama

On passe également avec aisance sur des pierres aussi grosses que des boules de bowling et affutées que des lames de rasoir. Idem pour le fameux exercice du croisement de pont. Enfin, les raidillons inclinés à 45° aussi larges que notre tank (ils paraissent moins), s’abordent avec presque décontraction grâce aux caméras. Pas de doute, aucun terrain n’est impraticable pour le Cayenne.

Autonomie et consommation du Porsche Cayenne Electric : la bonne surprise

Quelle que soit la version, le Cayenne Electric embarque une généreuse batterie de 113 kWh (bruts), offrant jusqu’à 651 km d’autonomie WLTP sur le SUV et 668 km WLTP sur le Coupé, plus aérodynamique. On serait tenté de dire que la consommation est à la hauteur des performances et au contraire, il surprend.

Le Porsche Cayenne Electric à l'essai. // Source : Robin San Vicente pour Numerama
Le Porsche Cayenne Electric affiche une consommation étonnamment raisonnable. // Source : Robin San Vicente pour Numerama

Sur autoroute, j’ai relevé une consommation moyenne de 22,5 kWh/100 km, et 20,8 kWh/100 km sur routes secondaires. De quoi donner une autonomie réelle d’environ 500 km. En revanche, c’est sans compter les passages sur piste et les launch control à répétition qui affolent le tableau de bord.

Le Cayenne est également véloce aux bornes, grâce à une puissance maximale de 390 kW pouvant être encaissée. De quoi passer de 10 à 80 % de batterie en à peine 16 minutes. Un délai parmi les meilleurs du marché.

Prix et concurrence du Porsche Cayenne Electric : la douloureuse

On arrive au moment critique de cet essai. Une Porsche reste une Porsche, et le blason à un prix : 107 600 € pour le SUV et 111 600 € pour le Coupé. Inutile de préciser que ce sont là les tarifs hors options des modèles entrée de gamme. Si j’ai pris soin de vous épargner le coût de chaque équipement en supplément tout au long de ce récit, c’est pour éviter de vous faire peur.

Le Porsche Cayenne Electric. // Source : Tibo pour Numerama
Le prix du Porsche Cayenne Electric s’envole avec les options. // Source : Tibo pour Numerama

Par exemple, l’exemplaire « de base » avec lequel j’ai pu tailler la route s’affiche à 146 030 €, soit plus de 34 000 € d’options. Sur circuit, j’ai eu entre les mains le Cayenne S à la facture de 176 205 € (42 905 € d’options) ou encore le Cayenne Turbo à 225 707 € (55 407 € d’options).

Face au Cayenne Electric, on trouve le tout nouveau Range Rover Electric (dès 161 500 €), le BMW iX5 (dès 105 950 €) ou bien le Lotus Eletre (dès 101 590 €).

Le verdict

Cayenne // Source : Porsche
10/10

Porsche Cayenne Electric

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Désigner la voiture électrique parfaite invoque inévitablement une part de subjectivité. Pour certains, la perfection s’exprime par le rapport qualité/prix. Pour d’autres, c’est la polyvalence et la simplicité d’utilisation. Alors oui, le Porsche Cayenne Electric coûte un bras (et encore, ce n’est pas le plus cher de son segment), mais hormis ce léger détail, le SUV allemand coche toutes les cases. Il est puissant, voire surpuissant, super confortable, spacieux, se recharge très vite et ne consomme pas tant que ça compte tenu de son enveloppe. En plus, on peut même faire du franchissement avec, alors que demander de plus ? Plus sérieusement, ce nouveau Cayenne électrique est une véritable démonstration de force, montrant qu’il reste un certain savoir-faire chez les constructeurs occidentaux, même en électrique. Tout le monde ne pourra pas en profiter, et c’est bien dommage.
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