Des modifications repérées dans une version avancée de Microsoft Edge montrent que le navigateur web va serrer la vis contre les vidéos en autoplay.

Il va peut-être y avoir un changement très appréciable dans Edge, le navigateur web de Microsoft. Comme l’indique Frandroid, le site TechDows a remarqué le 30 mars 2021 l’existence d’une version expérimentale du logiciel. Elle prévoit des règles plus strictes à l’encontre des vidéos qui s’exécutent automatiquement à l’ouverture d’une page. Des règles plus strictes qui vont surtout concerner les sites que vous ne fréquentez pas.

Règles plus strictes pour les vidéos dans Edge

Dans cette version avancée de Microsoft Edge, le réglage par défaut pour les vidéos qui se déclenchent toutes seules est moins permissif. En clair, les médias ne sont pas lus tant que l’internaute n’en fait pas explicitement la demande, en cliquant sur le bouton lecture. Le réglage tient compte de votre historique avec les sites et si vous avez déjà interagi avec les médias proposés dessus.

Actuellement, le réglage par défaut est le suivant : « Tous les fichiers multimédias sont lus automatiquement ». Il est possible de le changer en se rendant dans les options d’Edge et ainsi demander : « Le média sera lu en fonction de la façon dont vous avez visité la page et si vous avez interagi avec des médias dans le passé ». Autrement dit, la mise à jour à venir d’Edge intervertit le réglage de base.

La modification imaginée par Microsoft est plus stricte, mais laisse une certaine latitude. // Source : Dejan Krsmanovic

Ce faisant, Microsoft suit une tendance de fond dans le monde des navigateurs web qui limite ou bloque l’exécution des médias se déclenchant automatiquement. Par le passé, Google Chrome et Mozilla Firefox ont ainsi annoncé des dispositions semblables, pour éviter par exemple qu’un son surgisse d’un onglet qui n’est pas actif, ou pour cibler juste les vidéos qui ont du son.

Hasard du calendrier, cette mise à jour à venir survient alors qu’en France des réflexions sont en cours pour envisager une interdiction de la lecture automatique dans la loi. Une proposition de loi déposée par des sénateurs s’en empare, tout comme un amendement ajouté au projet de loi sur le climat et la résilience, au nom de considérations écologiques — il a toutefois été déclaré irrecevable.

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