Intel a officiellement présenté la quatrième génération de Thunderbolt. Quelles sont ses particularités et, surtout, quand cette connectique sera-t-elle disponible ?

Qu’est-ce que Thunderbolt ?

Le Thunderbolt est une connectique informatique conçue par Intel, avec le soutien d’Apple. Apparue au début des années 2010, elle a connu en l’espace de dix ans trois évolutions, qui ont permis à chaque fois d’augmenter sa capacité de transfert de données : Thunderbolt 1 propose un débit de 10 Gbit/s, Thunderbolt 2 fournit des performances doublées, à 20 Gbit/s, et Thunderbolt 3, les double encore, à 40 Gbit/s.

Le rôle du Thunderbolt est de connecter des périphériques à un PC. Plus précisément, il sert à transférer des données, en grande quantité et rapidement si la génération de la connectique est récente. il peut s’agir d’un disque dur externe, des équipements audio ou vidéo. Il peut aussi permettre de transférer directement un signal vidéo en haute ou très haute définition, et même servir à la recharge électrique.

Thunderbolt 3
Un câble et une prise Thunderbolt 3. // Source : Aaron Yoo

Depuis la troisième génération de Thunderbolt, le connecteur a changé de forme pour se baser sur celui de l’USB-C, qui a la particularité d’être réversible, c’est-à-dire que l’on peut le connecter dans les deux sens — quiconque a déjà branché un câble USB voit très bien l’intérêt de cette avancée. Le Thunderbolt 4, qui a été annoncé début 2020, conserve ce format de connexion informatique.

Apparu comme une alternative plus performante de l’USB, qui s’est développé au milieu des années 90 et dont les capacités plafonnaient encore à 5 Gbit/s au milieu des années 2000 (aujourd’hui, l’USB 3.2 atteint toutefois 20 Gbit/s), le Thunderbolt vise la convergence avec l’USB. Outre le même format de connectique, les débits sont en train de s’aligner : l’USB 4 promet une capacité de 40 Gbit/s.

Quels atouts pour le Thunderbolt 4 ?

Thunderbolt 4 ne va pas encore doubler les débits. Le plafond sera de 40 Gbit/s, comme Thunderbolt 3 et l’USB 4. Cependant, Intel signale que cette nouvelle génération, du fait d’exigences minimales plus importantes, double de fait celles en vigueur pour la norme précédente. Il gère notamment une bande passante de 32 Gbit/s en PCI Express (PCIe), contre 16 Gbit/s pour Thunderbolt 3.

Pour le dire plus clairement, Thunderbolt 4 pourra gérer deux affichages en 4K en même temps ou un seul affichage en 8K. Comme le fait remarquer Frandroid, Thunderbolt 3 a en principe la même capacité que son successeur, mais ses exigences minimales ont donné lieu à des excès de la part de certains constructeurs. Ces dérives doivent être corrigées par une barrière bien plus élevée à franchir.

Thunderbolt 4
Un dock compatible Thunderbolt 4. // Source : Thunderbolt

Le Thunderbolt 4 est aussi une norme qui se veut la plus polyvalente possible, avec la prise en charge du DisplayPort, de l’USB et du PCIe, et simplificatrice. Avec un câble Thunderbolt 4, il est possible de remplacer les câbles USB 2.0, USB 3.2 (5 Gbit/s et 10 Gbit/s), USB 3 et USB 4 (20 Gbit/s et 40 Gbit/s). Mais pour bénéficier des débits maximums, encore faudra-t-il que le câble et le système supportent le Thunderbolt 4.

Enfin, Intel signale que ce nouveau standard permettra de produire des stations d’accueil pouvant compter jusqu’à quatre prises Thunderbolt, contre deux à l’heure actuelle. Quant aux câbles, ils pourront mesurer jusqu’à deux mètres de long. Dans l’un et l’autre cas, ces évolutions offriront plus de souplesse d’emploi pour connecter plus de matériel et à des distances plus importantes.

Quel calendrier pour le Thunderbolt 4 ?

Intel table sur l’arrivée des premiers ordinateurs et des premiers accessoires compatibles Thunderbolt 4 d’ici la fin de l’année 2020. Cela, grâce à la mise à disposition des nouveaux contrôleurs dédiés à cette nouvelle génération, précise le constructeur américain. Celui-ci ajoute que cette connectique accompagnera en particulier sa nouvelle plateforme pour PC portable, Tiger Lake, avec une finesse de gravure en 10 nm.

Partager sur les réseaux sociaux

La suite en vidéo