De nouvelles règles concernant l'exposition aux ondes sont entrées en vigueur le 1er juillet. Elles imposent un affichage obligatoire à davantage d'appareils.

C’est un indicateur désormais courant, que l’on peut voir lorsque l’on consulte la fiche technique d’un smartphone. À côté des caractéristiques habituelles de puissance, d’autonomie ou de poids, le fabricant renseigne aussi le débit d’absorption spécifique (DAS). Son rôle ? Quantifier l’énergie des ondes électromagnétiques émises par les divers équipements radioélectriques et absorbées par le corps humain.

Il s’avère que depuis le 1er juillet 2020, son affichage est renforcé. C’est en effet à cette date que sont entrés en vigueur deux nouveaux textes réglementaires, un arrêté et un décret. Concrètement, il concerne désormais tous les équipements radioélectriques, s’ils émettent plus de 20 microwatts (mW) et s’ils ont vocation à être utilisés à proximité du corps — comme les oreillettes sans fil.

S’adapter aux nouveaux usages

En la matière, il y avait un trou dans la raquette qu’il fallait raccommoder : certes, la mesure du DAS était déjà obligation pour ces équipements, mais leur affichage était facultatif, sauf pour les appareils de téléphonie mobile. Désormais, l’information devra être visible, qu’il s’agisse des smartphones, des tablettes, des montres connectées ou bien des casques sans fil, et de tout autre appareil du même genre.

Sans prétendre à une liste exhaustive, l’agence nationale des fréquences mentionne donc les smartphones, les tablettes 3G, 4G et bientôt 5G, les montres connectées disposant de leur propre carte SIM, les routeurs de poche, les ordinateurs portables en 3G, 4G et aussi 5G, la VHF portables maritimes. Peuvent aussi entrer dans cette réglementation d’autres matériels, selon leurs caractéristiques d’émissions.

La nouvelle réglementation sur l’exposition aux ondes couvre par exemple un casque sans fil communiquant en Bluetooth avec un smartphone.

L’agence nationale des fréquences évoque ainsi les téléphones sans fil à la norme DECT, les talkies-walkies ou appareils équivalents (PMR), les tablettes fonctionnant en Wii-Fi ou Bluetooth, les microphones sans fil, les radiocommandes de drones ou utilisées en modélisme, les casques de moto connectés et les PC portables en Wi-Fi

Cette nouvelle consigne corrige cette faiblesse réglementaire, qui ne posait pas toutefois un problème considérable du fait, à l’époque, d’une adoption anecdotique de certains de ces produits. Mais compte tenu de l’évolution des modes et des usages, avec par exemple le développement de toute une gamme d’accessoires connectés à porter sur soi, une mise à jour des règles se justifiait.

Cet indicateur devra figurer sur les notices d’emploi des équipements, lorsque ceux-ci sont mis sur le marché pour la première fois après du 1er juillet 2020, mais aussi sur les lieux de vente, non loin de l’appareil, et sur les supports publicitaires utilisés par la marque pour en faire la promotion. Du fait du renouvellement intense des équipements auquel on insiste dans l’industrie de la tech, on peut supposer que cette mise à jour sera appliquée de façon générale à un horizon proche.

Nouvelle mesure pour les membres du corps

Au passage, une distinction plus fine est faite pour mesurer le DAS en fonction de la zone du corps. Avant le 2 juillet, deux zones étaient définies pour le débit d’absorption spécifique : le corps entier d’une part (évaluation moyenne générale) et la tête le tronc d’autre part (évaluation locale). Désormais, il y a une troisième zone, le DAS pour les membres (une autre évaluation locale).

Les valeurs ne changent pas pour les deux premières : le DAS ne doit pas dépasser 0,08 watt par kilogramme (W/kg) pour la moyenne corporelle et 2 W/kg pour la tête et le tronc. Pour le DAS des membres, la limite est plus permisse, avec un plafond à 4 W/kg. Il s’agit bien sûr d’un maximum : le fonctionnement des appareils peut se trouver bien en dessous de ces seuils.

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