La Bird One sera commercialisée par Bird pour les particuliers au prix annoncé de 1 300 dollars.

Bird One. C’est le nom choisi par l’entreprise américain de trottinette en « free floating  » pour le premier modèle conçu pour sa flotte, mais aussi pour des clients potentiels. L’entreprise que l’on retrouve notamment dans les rues de Paris souhaite à terme devenir une référence sur le marché de la mobilité et pour cela, il fallait qu’elle ajoute la vente directe à ses prestations en libre service et en location moyenne durée (un service disponible aux États-Unis). Cette Bird One, qui est une évolution de la Bird Zero utilisée pour remplacer les modèles Xiaomi et Ninebot trop facilement piratables et trop fragiles, est à considérer comme un premier pas.

1 300 dollars pour une trottinette

Que propose Bird ?

  • 3 couleurs pour se démarquer sur la route
  • Jusqu’à 50 km d’autonomie, ce qui est plus que la plupart des modèles actuels
  • Une vitesse maximale à 30 km/h qui sera probablement abaissée à 25 km/h si le modèle sort en Europe
  • De la régénération d’énergie en roulant, pour améliorer l’efficacité énergétique
  • Un système de verrouillage et de géolocalisation par GPS, directement relié à l’application Bird
  • La possibilité de louer une Bird classique en vacances, dans les villes où l’entreprise est installée (100 dollars de crédit)
  • La possibilité d’utiliser les autoentrepreneurs payés une misère par Bird pour retrouver votre trottinette volée coûtant 1 300 € en prenant tous les risques à votre place
  • Car la Bird One coûte 1 300 dollars

Alors oui, à première vue, le prix semble exagéré pour un modèle ressemblant de loin à ce que propose Xiaomi pour un tiers de la somme (370 € sur darty.com en ce moment), hors promotions. Bird a confié à The Verge travailler avec « de nombreux partenaires  » pour la conception du véhicule (lire : plusieurs usines chinoises) et avoir arrêté les partenariats avec des marques fournissant un produit fini clef en main. On peut donc s’attendre à un contrôle qualité plus poussé : c’est d’ailleurs l’un des buts recherchés par Bird, qui souhaite avoir une trottinette pouvant tenir « 12 mois » dans les rues — le modèle Bird One sera aussi celui qui équipera les flottes en libre-service.

Au rang des regrets techniques, c’est clairement dommage que Bird n’ait pas pensé à un système pour plier et verrouiller la trottinette. Autant le choix est compréhensible sur des modèles partagés, autant sur un modèle vendu à des particuliers, il semble essentiel de faciliter le transport dans les escaliers ou les transports en commun. On se demande également si la régénération d’énergie méritait l’ajout d’une complication technique pour ce qu’elle peut apporter en pratique sur des engins de ce genre.

Difficile d’imaginer le destin de cette trottinette en tant que transport personnel, mais pour Bird, c’est de toute façon un pari gagnant : la Bird One est moins chère à produire et plus durable que la Bird Zero et renouvellera petit à petit les flottes. On imagine que tout ce que Bird pourra vendre à des particuliers à un tarif élevé est du bonus et le début d’une construction d’image de marque.

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