Le groupe MMA a organisé un crash-test simulant un accident entre une voiture et une trottinette électrique. Un exercice qui souligne les dangers encourus par les amateurs imprudents et non formés des solutions en free-floating.

En ville, une voiture roule à 50 km/h alors qu’un piéton sur une trottinette électrique lui grille la priorité à une intersection. Le choc est violent : l’utilisateur de trottinette est éjecté à plus de trois mètres de haut et finit sa chute à 15 mètres de la zone d’impact. Les blessures engendrées auraient pu être importantes, voire fatales, mais il ne s’agit heureusement que d’une simulation organisée par les assurances MMA.

Selon Cécile Lechère, en charge de la prévention des risques routiers chez le groupe, ce crash-test a été mis en place afin de « sensibiliser les utilisateurs de trottinettes au fait qu’ils soient vulnérables sur les routes. »

Le choc est très violent. // Source : MMA

L’usager en trottinette n’est donc qu’un mannequin de 50 kg et le conducteur un professionnel. L’expérience n’en est pas moins impressionnante : en plus d’éjecter la victime sur plus de dix mètres, le choc à broyé la trottinette et a causé beaucoup de dégâts au pare-brise de la voiture.

L’accident aurait d’ailleurs pu être bien pire, puisque la simulation met en scène une victime immobile. Dans la réalité, il n’est pas rare qu’un utilisateur de trottinette roule à contresens et que sa vitesse s’ajoute à celle de l’autre véhicule lors du choc. Sachant que la plupart des trottinettes en libre service atteignent les 25 km/h, les dégâts seraient considérables.

L’impact n’a pas épargné la voiture. // Source : Léopold Maçon

Les amateurs de free-floating plus vulnérables que les autres ?

Pour éviter ce genre d’accidents aux conséquences graves (ou au moins réduire les dégâts), Cécile Lechère donne quelques conseils : « Il faut bien sûr respecter les règles de conduite, mais aussi porter des vêtements voyants et qui peuvent protéger l’usager, comme des gants ou un casque. » De bonnes recommandations en théorie, mais qui s’appliquent difficilement aux utilisateurs de trottinettes électriques en libre service.

Les amateurs de free-floating doivent respecter les règles, mais ils ne peuvent pas toujours prévoir des protections ou des vêtements voyants. Certaines personnes utilisent ces services de trottinettes pour gagner du temps sur le moment et n’imaginent pas forcément en avoir besoin au début de la journée.

La trottinette après l’accident. // Source : Léopold Maçon

Actuellement, on trouve dix services de trottinettes en free-floating sur Paris et, selon le Conseil de la capitale, « 40 000 trottinettes électriques pourraient être disponibles dans les rues d’ici la fin de l’année. » Un grand nombre de véhicules qui implique un risque d’accidents plus importants. Vu les dommages que peuvent causer une rencontre entre les deux-roues et les autres engins, on ne peut que conseiller aux utilisateurs d’être prudents.

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