S’il n’est pas possible d’effacer complètement son empreinte écologique quand on utilise Internet, il est en revanche aisé de diminuer très fortement l’impact environnemental de nos usages quotidiens. Récapitulatif des gestes faciles et rapides à adopter, tant pour les particuliers que pour les professionnels œuvrant au sein de centres de données.

Naviguer sur internet, organiser ses fichiers sur le cloud, ranger nos mails, passer le temps sur les réseaux sociaux ou nos smartphones… La moindre action liée à nos usages technologiques quotidiens, et aussi banale peut-elle sembler, a un impact considérable sur l’environnement. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : selon l’association Gesi, le web serait responsable de plus de 2 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre.

Quelques gestes simples et rapides

Côté utilisateur, l’impact n’est pas énorme, si on le compare à un trajet en voiture (même court) ou à la pollution des industries. Mais des gestes simples peuvent ne pas faire augmenter la consommation globale liée au numérique. Par exemple, en éteignant l’ordinateur, mais aussi son écran s’il ne s’agit pas d’un portable à chaque fois que cela est possible, plutôt que de le laisser en mode veille. Concernant les mails, il suffit de penser à les trier. Stocker des données inutiles et désuètes entraîne une surconsommation dans la conservation de ces données par les hébergeurs.

Trier, classer et supprimer ses emails, le premier et meilleur réflexe à avoir pour entrer dans une démarche écologique sur Internet. // Source : Pixabay

Voilà pourquoi il faudrait aussi utiliser un filtre antispam et limiter ses abonnements aux newsletters. Mieux vaut conserver uniquement celles que l’on juge essentielles, que l’on consulte véritablement une fois celles-ci reçues. Ou avoir recours à un site conçu à cet effet comme CleanFox. Celles et ceux qui souhaitent ajouter à leur surf une action positive pourront aller plus loin en privilégiant des moteurs de recherche dits écologiques comme Ecosia ou Lilo, qui reversent une grande partie de leurs bénéfices à des projets engagés.

Côté matériel, il est inutile de renouveler sans cesse smartphones et ordinateurs sans besoin réel – pour simplement suivre les tendances par exemple. Une montagne de déchets sont dus aux anciens appareils et la production des nouveaux n’est pas sans effet sur la pollution. Si vraiment renouveler votre équipement high-tech s’annonce nécessaire, songez aux constructeurs connus pour leur engagement côté recyclage ou approvisionnement, comme Apple, Google ou HP.

Une marche constante et empirique du côté des data centers

Et dans cette lutte pour faire de l’informatique plus verte, les centres de données ne sont pas en reste, comme nous l’explique Joaquim Dos Santos, Directeur Recherche et Développement au sein de l’hébergeur web IKOULA. « On tente de travailler en amont sur la consommation à tous les niveaux (serveurs, climatisations, batteries). Cela veut dire qu’on part à la chasse aux très vieux serveurs, gourmands en énergie.  » La démarche est constante et empirique, afin de toujours améliorer la démarche écologique du centre et, de facto, réduire l’empreinte carbone.  « Quand un serveur est utilisé d’une façon intense, on étudie toujours s’il consomme plus ou moins qu’un serveur d’une autre marque. C’est en observant, en testant, que petit à petit, nous réduisons nos postes de consommation énergétique. »

Des serveurs au sein d’un data-center. // Source : Pixabay

Autre facteur et non des moindres : le recyclage. Plutôt que de jeter ses vieux serveurs, IKOULA préfère en faire don aux écoles afin de leur donner une seconde vie. Dans le même ordre d’idée, l’entreprise propose aussi des produits reconditionnés, des petits composants encore en bon état et testés au préalable qui, même s’ils ne sont pas de la toute dernière génération, remplissent encore leur cahier des charges. Tous les composants n’ont toutefois pas la chance de faire peau neuve : c’est notamment le cas lorsqu’ils sont trop énergivores, pas assez eco-friendly.

L’art du (petit) détail 

Enfin, comme un particulier, les employés qui travaillent dans un data center font particulièrement attention aux moindres aspects du quotidien, «  comme éteindre les lumières, confirme notre spécialiste. Au cours d’un déplacement entre nos deux data centers, on favorise des voitures moins polluantes, sans diesel. Cela peut paraître être une goutte d’eau dans la consommation globale, mais c’est très important. » Preuve qu’en matière d’écologie, il n’y a finalement pas de petits détails.

Cet article a été écrit en collaboration avec IKOULA – spécialiste français de l’hébergement web depuis 1998. Cloud, serveurs dédiés, serveurs de calcul GPU, hébergement mutualisé, VPS ou encore infogérance, IKOULA propose une large gamme de produits & services conçus pour répondre aux besoins de chacun. Propriétaire de deux datacenters en France, IKOULA compte aussi deux filiales aux Pays-Bas et en Espagne, et accompagne ses clients avec attention, grâce à son support technique multilingue disponible en 24/7.

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