Dans son rapport sur ses gains du troisième quart, Facebook a confirmé le ralentissement de sa croissance. Mais son nombre d'utilisateurs mensuels reste 10% supérieur à celui de l'année précédente.

Facebook a publié ses résultats pour le troisième quart de l’année financière, ce mardi 30 octobre 2018. Le géant affiche 1,47 milliard d’utilisateurs quotidiens, mais ce chiffre ne croît plus en Europe, aux États-Unis et au Canada. Le groupe peut cependant s’appuyer sur Instagram et WhatsApp pour continuer sa croissance fulgurante.

Le compte d’utilisateurs quotidiens de Facebook entre les États-Unis et le Canada est bloqué à 185 millions. L’entreprise de Marc Zuckerberg a même perdu un million d’utilisateurs en Europe et en affiche désormais 278 millions. Cette dernière évolution peut s’expliquer par la mise en place du RGPD, qui a eu pour effet immédiat la suppression d’un million de comptes cet été. En revanche, les revenus publicitaires de la plateforme continuent leur augmentation fulgurante et atteignent aujourd’hui 13,73 milliards de dollars par an. Et à l’échelle mondiale, 2,27 milliards de comptes Facebook sont actifs mensuellement, soit 10 % de plus que l’an dernier à la même époque.

Une image endommagée par les failles de sécurité

Le ralentissement n’a pas de quoi vraiment inquiéter le géant américain, mais il fait écho à la dégradation de son image. Facebook subit les effets de ses failles de sécurité, du scandale de Cambridge Analytica au bug sur la fonction « voir le profil en tant que ». Pour résoudre ce problème, le groupe pourrait acheter une startup de cybersécurité. Il a également investi lourdement dans la lutte contre les infoxs.

Adam Mosseri, nouveau directeur d’Instagram et proche de Zuckerberg, entouré des deux cofondateurs Mike Krieger à gauche et Kevin Systrom à droite // Source : Instagram

Marc Zuckerberg a prévu ce ralentissement du réseau social, et entamé une mutation pour faire de Facebook un réseau centré sur sa messagerie et la production d’informations. Il peut également s’appuyer sur Whatsapp et Instagram, deux applications qui n’ont pas encore atteint leur potentiel de monétisation et qui sons plus prisées des jeunes. Si la croissance du réseau social Facebook ralentit, les autres applications du groupe sont loin d’avoir atteint leur sommet.

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