Les fabricants de smartphones ont signé un mémorandum d'entente proposé par la Commission européenne visant à généraliser l'usage du connecteur USB Type-C. Une certaine marge d'appréciation est toutefois laissée aux industriels.

L’avenir des smartphones passe par la généralisation du connecteur USB Type-C. En tout cas, pour ce qui est du marché européen. En effet, les principaux constructeurs de téléphones intelligents se sont engagés, en signant un mémorandum d’entente proposé par la Commission, à proposer d’ici trois ans des produits compatibles avec cette nouvelle norme.

Ces fabricants, au nombre de sept, sont les suivants : Samsung, Apple, Google, Sony, LG, Lenovo et Motorola. Mais dans le détail, le mémorandum offre toutefois une certaine souplesse aux industriels pour s’y conformer. En effet, le document évoque trois cas de figure qui, bien qu’assez éloignés les uns des autres, sont considérés comme compatibles avec le mémorandum d’entente.

Pour entrer dans les clous, il suffit :

  • que le câble ait à chaque extrémité un branchement en USB Type-C, ce qui signifie que le smartphone et le chargeur sont compatibles avec cette norme ;
  • que le câble ait d’un côté un branchement en USB Type-C mais que de l’autre existe une connectique propriétaire, ce qui signifie que le smartphone peut ne pas avoir un port en USB Type-C ;
  • ou, à l’inverse, que le smartphone dispose d’une prise USB Type-C mais pas le chargeur, ce qui signifie que le câble aura une connectique différente à chaque extrémité.

Naturellement, avec Apple dans la liste des signataires et considérant la manière dont la firme de Cupertino s’est adaptée jusqu’à présent à la norme USB Type-C,  on peut penser que le groupe n’abandonnera pas sa connectique propriétaire mais qu’il proposera des câbles mixtes et des adaptateurs. Il est vrai qu’en matière de connectique, la stratégie de la marque à la pomme apparaît très désordonnée.

cable usb type micro lightning
CC Aaron Yoo

Vers l’homogénéisation

Même si le mémorandum d’entente laisse clairement une marge d’appréciation aux fabricants pour déterminer la solution qu’ils jugent la plus adaptée à leur stratégie et leurs intérêts, cela reste de toute évidence un pas dans le bon sens avec une relative homogénéisation au niveau industriel et dans l’espace européen. En comparaison avec la situation passée, c’est une amélioration.

« Par le passé, les téléphones mobiles n’étaient compatibles qu’avec des chargeurs de téléphones mobiles spécifiques. Les chargeurs utilisés variaient souvent selon le fabricant et le modèle ; et plus de 30 types de chargeurs différents se trouvaient sur le marché. En plus de causer des désagréments au consommateur, cela a créé des déchets électroniques inutiles », rappelle la Commission.

« On estime que presque tous les ménages ont amassé un certain nombre de vieux chargeurs avec le temps — ce qui générerait plus de 51 000 tonnes de déchets électroniques par an dans l’Union », est-il ajouté. Rien d’étonnant lorsque l’on sait que dès 2009, le nombre de mobiles en circulation était estimé à… 500 millions. S’il ne reste plus que trois cas de figure, ce sera un sacré progrès.

Partager sur les réseaux sociaux