De nouveaux policiers chinois sont désormais équipés de lunettes connectées. Dans la banlieue de Pékin, les forces de l'ordre utilisent cette technologie de reconnaissance faciale sur un point de contrôle routier.

En Chine, certains policiers sont désormais équipés de lunettes connectées, dotées d’une technologie de reconnaissance faciale. Les forces de l’ordre peuvent utiliser la caméra intégrée au dispositif pour comparer les personnes observées avec une base de données d’individus préalablement identifiés.

Testées au préalable dans la gare de Canton-Est (le terminus d’une ligne de banlieue menant jusqu’à Shenzhen), ces lunettes sont désormais déployées sur un autre territoire. Des policiers travaillant dans la banlieue de Pékin, au niveau d’un point de contrôle routier, sont également munis de cette technologie.

Outre les visages des individus, les lunettes sont capables de détecter les plaques d’immatriculation des véhicules. Les données récoltées sont ensuite comparées avec les bases de données dont disposent les autorités.

CC Flickr dnlspnk

Des « outils de contrôle social » ?

Les lunettes de reconnaissance faciale, fournies par LLVision, affichent un avertissement destiné à leur porteur, lorsque l’outil repère une concordance entre les bases de données de la police, et le visage d’un conducteur ou sa plaque d’immatriculation.

L’intégration de ce dispositif soulève des questions autour de l’institution d’une surveillance accrue sur le territoire chinois. Les progrès technologiques tendraient ainsi à devenir des « outils absolument indispensables de contrôle social et politique », selon l’analyse dressée par David Bandurski, codirecteur du China Media Project.

Wu Fei, directeur de la société LLVision, répond de son côté à ces inquiétudes en disant que les autorités chinoises utilisent les lunettes pour des « causes nobles » — c’est à dire, pour arrêter des personnes suspectées d’enfreindre la loi. « Nous faisons confiance au gouvernement », assure-t-il.

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