Des Américains auraient aimé savoir ce qu'il se passait dans le code source d'iOS avant de repasser à l'achat. Mécontents de la communication d'Apple, ils passent à l'attaque.

Apple a tenté de peaufiner sa communication en milieu de semaine au sujet du ralentissement des processeurs des iPhone par rapport à l’ancienneté de la batterie. Le processus est mis en place pour lutter contre l’obsolescence d’un composant, la batterie, dont la chimie compromet le bon usage sur le long terme. Résultat, les smartphones d’Apple durent plus longtemps, mais tournent inexorablement moins vite — sauf à faire changer la batterie pour une neuve afin de redonner à l’appareil toute sa puissance.

Ces explications ont été bien trop longues à venir et ce n’était clairement pas aux utilisateurs de découvrir cela par hasard, comme si Apple avait souhaité cacher ce comportement que l’on retrouve depuis belle lurette dans les Mac et qui ne choque personne. L’erreur vient d’Apple et c’est Apple qui pourrait avoir des ennuis en justice, maintenant que l’histoire est connue.

Numerama

Les Américains, qui ne manquent jamais une occasion de porter une affaire devant les tribunaux, ont réagi au quart de tour : dans l’état de l’Illinois, une plainte a été déposée par cinq citoyens venant de l’Illinois déjà nommé, de l’Indiana, de l’Ohio et de la Caroline du Nord. Elle vise à être transformée en class action au nom de tous les citoyens des états cités.

La plainte est plutôt spécifique et précise : les citoyens se sentent lésés car Apple n’a pas communiqué sur le ralentissement des smartphones induit par l’opération de sauvetage des batteries. Ils auraient apprécié savoir que les ralentissements pouvaient se solutionner avec un simple changement de batterie coûtant au USA la somme fixe de 79 dollars. Les plaignants souhaitent prouver qu’ils ont racheté un iPhone car ils trouvaient leur vieil iPhone trop lent et qu’ils auraient préféré n’avoir qu’à changer de batterie.

Cette attaque est donc plutôt bien menée : elle ne s’embarrasse pas des nombreuses inexactitudes dès que l’on évoque un sujet lié à la fin des produits technologiques, mais attaque sur la communication et l’intention d’achat. Elle pourrait donc trouver un écho chez les juges.

Partager sur les réseaux sociaux