Annoncé en février 2023, Google Bard peut maintenant être utilisé aux États-Unis et au Royaume-Uni. En France, il n’est pas encore possible de s’inscrire sur la liste d’attente.

Depuis le début de « la guerre de l’IA », Google et Microsoft adorent communiquer en même temps pour parasiter les annonces de l’autre. L’ajout d’un générateur d’images à Bing/ChatGPT, annoncée par surprise le 21 mars 2023, aurait dû nous mettre la puce à l’oreille. Quelques minutes après le communiqué de Microsoft, Google a annoncé le lancement de Bard en bêta expérimentale aux États-Unis et au Royaume-Uni. Il s’agit d’un événement majeur dans la guerre que se livrent les géants de la tech, puisque Google Bard pourrait provoquer une révolution dans nos habitudes en matière de recherche.

Bard n’est pas encore intégré à Google

Accessible depuis l’adresse bard.google.com, Google Bard exige pour l’instant une inscription sur liste d’attente. Seuls les utilisateurs localisés aux États-Unis ou au Royaume-Uni ont accès à l’option, mais un VPN permet de faire apparaître la page. Reste à savoir si Google attribuera vraiment des places à son expérimentation aux utilisateurs situés en dehors des deux pays concernés par cette première vague de test.

Avec un VPN, il est possible de s'inscrire sur la liste d'attente. // Source : Numerama
Avec un VPN, il est possible de s’inscrire sur la liste d’attente. // Source : Numerama

Contrairement à ce qui avait été montré en février, Bard n’est pas intégré au moteur de recherche Google. Pour l’instant, Google a préféré lui offrir sa propre interface, sans doute pour ne pas créer de la confusion chez ses utilisateurs. Cette approche est différente de celle de Microsoft, qui a intégré ChatGPT directement dans son moteur de recherche Bing. Mais, les parts de marché entre Google et Bing sont différentes, ce qui ne peut que contraindre Google à la prudence.

Capture d'écran de l'interface de Bard. // Source : Google
Capture d’écran de l’interface de Bard. // Source : Google

Pour rappel, Google Bard est une réponse à ChatGPT basée sur LaMDA, un modèle de langage concurrent du GPT-4 d’OpenAI. Capable de générer du contenu, de répondre à des questions avec des phrases et d’analyser beaucoup de données en quelques secondes, Bard a le potentiel de révolutionner notre usage d’Internet. C’est sans doute pour ça que Google avance aussi prudemment, par peur de faire du mal à son modèle économique en allant trop vite.

Dans son billet de blog, Google insiste plusieurs fois sur les erreurs que peut commettre Bard, tout en indiquant qu’il le déploiera dans d’autres pays et dans plusieurs langues plus tard. Attendez-vous maintenant à voir beaucoup de captures d’écran de conversations Bard sortir, en attendant de pouvoir l’essayer en France.


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