L’horloge parlante n’est plus. Mais il y a maintenant un site web qui propose un service équivalent : Heure Légale Française. Il est géré par l’Observatoire de Paris.

L’horloge parlante appartient désormais aux livres d’histoire. Depuis le 1er juillet 2022, le célèbre « 3699 » que l’on pouvait joindre par téléphone pour connaître l’heure légale en France a cessé de fonctionner. Désormais, celles et ceux qui veulent avoir cette information doivent avoir une connexion Internet : un nouveau site web remplit maintenant la même fonction.

Le site Heure Légale Française pour savoir le temps exact en France

Ce site s’appelle « Heure Légale Française » et il est opéré par l’Observatoire de Pairs. Il suffit de se connecter dessus depuis un ordinateur, un smartphone ou une tablette pour savoir l’heure exacte et légale en métropole — mais aussi si l’on se trouve en heure d’été ou d’hiver, ce qui a pour effet d’ajouter une heure ou d’en retirer une par rapport au Temps universel coordonné (UTC).

Le site, mis en ligne au cours du printemps 2022, permet ainsi à n’importe qui d’avoir le temps de référence dans l’Hexagone. Il suffit dans la majorité des cas à avoir la bonne heure à la seconde près, même si le site prévient que son fonctionnement repose sur une « correction de la désynchronisation » entre votre appareil et celui de l’Observatoire.

Schématiquement, le site sollicite l’horaire de l’équipement de l’internaute et envoie l’information à l’Observatoire de Paris. Son serveur compare l’horaire reçu au sien et procède à un calcul pour estimer la désynchronisation entre l’appareil distant et le serveur, tout en tenant compte du délai de transmission à l’aller et au retour de la requête (à supposer qu’elle soit symétrique).

Heure légale française
Le site tient compte du temps que met l’information a circulé sur Internet pour afficher l’horaire le plus précis. // Source : Capture d’écran

C’est pour cela que le site affiche non seulement un horaire à l’écran, mais aussi un rappel de l’heure sur votre équipement ainsi que le délai de transmission, exprimé en millisecondes. Et c’est aussi pour cela que périodiquement, un nouvel échange entre l’appareil de l’internaute et le serveur de l’observatoire est fait pour réduire l’effet de la désynchronisation.

En pratique, l’écart est imperceptible et ne gêne pas le calage de votre montre, de votre réveil ou de votre pendule. Par exemple, le délai de transmission entre l’ordinateur et l’Observatoire de Paris a été mesuré à 3,5 millisecondes, avec une estimation de la désynchronisation de 1,043 seconde — différence qui a été prise en compte dans le résultat.

L’Observatoire mobilise une version simplifiée du protocole de temps réseau

L’Observatoire indique s’être inspiré du protocole NTP, mais en le simplifiant. Le NTP, pour Network Time Protocol, est, comme son nom l’indique, un protocole, qui sert à synchroniser les horloges des systèmes informatiques. Lui aussi applique des corrections pour intégrer les délais de transmission. L’Observatoire pilote quatre serveurs NTP, dont deux publics.

Microsoft aussi utilise la spécification NTP pour gérer le temps affiché dans Windows — et notamment l’horaire affiché en bas à droite de l’interface du système d’exploitation. En principe, celui-ci est synchronisé périodiquement pour éviter des écarts qui se formeraient avec le temps légal. Mais il est possible de forcer une nouvelle synchronisation, de manière ponctuelle.

En effectuant un clic droit avec la souris sur l’heure de Windows 10, un menu contextuel apparaîtra avec la ligne « Ajuster la date / l’heure ». Dans la fenêtre qui surgira alors à l’écran, il vous suffit de cliquer sur le bouton vous proposant une synchronisation avec le serveur de temps pour Windows. Ensuite, fermez la fenêtre et reprenez vos activités courantes.

Le site Heure Légale Française devrait largement convenir pour des besoins très classiques.

Dans le cas où il faudrait satisfaire des cas plus exigeants, l’Observatoire de Paris liste diverses solutions : synchronisation à ses serveurs NTP et vérification des journaux d’évènement (log), appel à un laboratoire accrédité en temps fréquence, captation d’un signal horaire émis sur des grandes ondes, utilisation du service SCPTime de diffusion du temps par Internet, etc.