Le recrutement pour le futur vol spatial touristique autour de la Lune, en 2023, est achevé. Il reste à trier un million de candidatures.

Un million. Ils sont donc un million dans le monde à avoir candidaté pour le futur survol de la Lune, en 2023, avec un vaisseau spatial affrété par SpaceX. Désormais clos, le processus de recrutement de volontaires pour ce voyage spatial va maintenant entrer dans une phase de sélection, où les profils seront progressivement écartés. L’objectif, d’ici quelques mois, est de ne garder que huit personnes.

L’appel à candidatures a en tout cas été un succès. Lancé le 2 mars, il a d’abord franchi la barre des 500 000 volontaires très vite : trois jours après l’ouverture des pré-inscriptions, le milliardaire japonais Yusaku Maezawa, qui finance le vol et occupera un neuvième siège dans la navette spatiale de SpaceX, avait annoncé le passage de ce seuil symbolique. C’est encore lui qui a annoncé le franchissement du million.

L’intéressé s’est aussi félicité de voir qu’il y a eu au moins une candidature par pays dans le monde (ou territoire au sens large). Il n’a toutefois pas précisé cette fois la liste des États les plus représentés. Lors de son point d’étape du 5 mars, l’entrepreneur nippon avait partagé un top 15. Étonnamment, la France était bien positionnée, à la cinquième position, malgré une population moindre que d’autres nations.

Une campagne de sélection qui débute

Toujours dans son tweet du 15 mars, Yusaku Maezawa indique qu’il sera communiqué par mail au million de volontaires des précisions sur le processus de sélection. « Dans l’étape suivante, nous vous demanderons de nous faire part de votre passion, de votre vision et de vos réflexions sur le voyage lunaire », est-il écrit. Une première étape de la sélection a lieu le 23 mars 2021.

Les autres phases doivent s’étaler entre mars et fin mai. Elles incluent notamment une discussion en visiophonie (du fait d’une part du Covid-19, d’autre part des restrictions de vol dans le monde entier, et enfin pour éviter des frais de déplacement inutiles) et un bilan médical. Le site officiel, DearMoon.earth, se montre évasif sur les critères de sélection. La sélection des huit lauréats est prévue en juin.

Starship SpaceX combinaison
Les combinaisons très esthétiques que porteront les astronautes-touristes. // Source : SpaceX

Après cette ultime étape s’ouvrira la période d’entraînement, qui sera particulièrement longue. Même si SpaceX automatisera et contrôlera à distance toutes les étapes du vol autour de la Lune, il faut préparer Yusaku Maezawa et ses huit comparses à la micropesanteur, aux combinaisons spatiales, aux procédures, au décollage et à l’atterrissage, et à la perspective de vivre plus de cinq jours dans l’espace.

L’entraînement doit s’étaler jusqu’en 2023, date de décollage de la fusée Starship — sauf si un report s’impose aux organisateurs, ce qui n’est pas à exclure : après tout, Starship est un prototype de véhicule spatial encore en cours d’expérimentation. Le processus de sélection est en comparaison rapide, car tout sera réglé d’ici trois mois. Sans doute n’est-ce pas plus mal pour bien préparer les touristes-astronautes.

Il est prévu de faire décoller le Starship des États-Unis, à partir de la côte est, en Floride. Après une boucle autour de la Terre, le vaisseau spatial se lancera vers la Lune. Une fois à proximité, il effectuera à nouveau une boucle, autour du satellite, afin de remettre les gaz vers la planète bleue. Le vaisseau n’aura alors plus qu’à entrer dans l’atmosphère, lancer la séquence d’atterrissage et se poser en douceur.

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