La comète C/2020 F8 (SWAN) pourrait peut-être consoler les astronomes déçus par la désintégration de C/2019 Y4 (ATLAS). Cet objet pourrait devenir visible à l'œil nu en mai prochain, mais rien n'est certain.

Certains espéraient qu’elle serait la « comète du siècle ». C/2019 Y4 (ATLAS), qui promettait de devenir bientôt visible à l’œil nu, s’est pourtant très probablement fragmentée. Néanmoins, les observateurs du ciel auront peut-être une chance d’observer une autre comète prometteuse : C/2020 F8 (SWAN).

L’objet céleste a été découvert dans des images prises le 25 mars 2020 par l’Observatoire solaire et hémisphérique (SoHO), un observatoire en orbite autour du Soleil, développé par l’ESA. Le Centre des planètes mineures a confirmé sa nature de comète le 12 avril 2020. Depuis, la comète a été photographiée dans le cadre du projet Telescope Live.

La comète C/2020 F8 (SWAN) le 11 avril 2020. // Source : E. Guido, M. Rocchetto, A. Valvasori (photo recadrée)

La comète pourrait passer au plus près de notre planète le 13 mai, mentionne Universe Today. Elle se trouverait alors à une distance de 0,556 unité astronomique, soit 83 millions de kilomètres. Elle atteindrait ensuite son périhélie, c’est-à-dire le point de son orbite où le plus près du Soleil, le 27 mai.

À combien estime-t-on sa brillance ?

La magnitude apparente (la mesure de la brillance) de la comète est actuellement estimée à 8. La magnitude apparente limite de l’œil nu est de 6. Il faut rappeler que plus un objet est brillant, plus sa magnitude est faible. Pour l’heure, C/2020 F8 (SWAN) n’est donc pas observable à l’œil nu. D’après Universe Today, elle pourrait devenir visible à l’œil nu à partir du 1er mai.

Néanmoins, il ne faut pas exclure toutes les évolutions possibles pour cette comète. C/2020 F8 (SWAN) pourrait réaliser son premier passage dans le système solaire interne : à cette occasion, le risque qu’elle se fragmente à l’approche du Soleil existe. Il faut donc encore rester prudent et attendre pour savoir si cette comète pourra effectivement consoler les astronomes déçus par la désintégration de C/2019 Y4 (ATLAS).

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