Curiosity a un nouveau record à son actif sur Mars : jamais le rover n'avait grimpé une pente aussi raide. Juste avant d'y parvenir, l'astromobile a pris un selfie.

Jamais Curiosity n’avait grimpé une pente aussi raide sur Mars. Juste avant d’accomplir cet exploit, le rover a pris un selfie, publié par la Nasa le 20 mars 2020. L’astromobile a réussi à monter au sommet du glacis de Greenheugh le 6 mars dernier, soit lors du 2 696e sol (le nom du jour sur Mars) de sa mission.

Le rover a pris un selfie juste avant, lors de son 2 687e sol (soit le 26 février dernier). L’image permet de voir le glacis de Greenheugh sur lequel Curiosity a entrepris son ascension périlleuse. La Nasa a aussi indiqué où se trouve un trou foré par le rover, dans une roche identifiée sous le nom Hutton. Pour obtenir ce selfie, il a fallu assembler 86 images prises par le rover.

Le selfie de Curiosity. // Source : NASA/JPL-Caltech/MSSS

Sur cette image, Curiosity se trouve à 3,4 mètres en dessous du point qu’il a ensuite atteint lors de son ascension du glacis de Greenheugh. Le rover a escaladé le sommet en trois étapes : lors de la deuxième, Curiosity s’est retrouvé incliné à 31°, ce qui ne lui était jamais arrivé. Le système est prévu pour que le rover puisse être incliné jusqu’à 45°.

Depuis son arrivée sur Mars, Curiosity a parcouru une distance de 21,93 kilomètres. Le rover a entrepris de grimper sur le mont Sharp en 2014. Il s’agit d’une montage de 5 kilomètres de haut située au centre du cratère Gale. Bien que les ingénieurs du Jet Propulsion Laboratory surveillent étroitement ses déambulations, Curiosity n’est pas à l’abri du risque de basculer lorsqu’il évolue sur la planète rouge.

Comment Curiosity prend-il des selfies ?

La Nasa a montré dans une courte vidéo comment Curiosity s’y prend pour obtenir des selfies. Curiosity se sert de l’un de ses nombreux appareils photo, le Mars Hand Lens Imager (MAHLI), situé à l’extrémité de son bras robotique. Cet instrument permet au rover d’obtenir des images microscopiques des roches et du sol martien. Il peut aussi servir à obtenir des photos du paysage.

En faisant pivoter le bout du bras, la caméra peut aussi photographier le rover. Chaque image couvre une petite zone, ce qui explique qu’il faille en capturer un si grand nombre, tandis que le bras du rover change de position, pour obtenir un selfie.

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