Les astronomes n'ont pu confirmer la nature d'Asteroid 2019 OK qu'à seulement 26 heures du croisement avec la Terre, ce jeudi 25 juillet. Il faisait environ 100 mètres de diamètre.

L’astéroïde « 2019 OK » a frôlé la Terre ce jeudi 25 juillet 2019, et les astronomes n’ont pu l’identifier correctement qu’à 26 heures de l’événement, ont rapporté plusieurs média comme Business Insider. Cela s’est passé aux alentours de 3 heures du matin, heure française.

Surnommé Asteroid 2019 OK, l’objet ferait entre 57 et 130 mètres de diamètre, et arrivait à la vitesse de 24 kilomètres par seconde, a souligné le Sydney Morning Herald. Il est passé à 70 000 kilomètres de la Terre — c’est cinq fois moins que la distance entre la Terre et la Lune, qui est de 384 400 km.

L’asteroid 2019 OK frôle la Terre // Source : Nasa/Watchers News

Il a été découvert par le télescope brésilien SONEAR seulement quelques jours avant de frôler notre planète, et il a encore fallu un peu de temps pour l’identifier précisément.

Un astéroïde n’a pas besoin de faire plusieurs centaines de kilomètres de diamètre pour être dangereux en cas d’impact : il aurait été déjà capable de libérer environ 30 fois l’équivalent de l’énergie d’une bombe nucléaire comme Hiroshima, comme le souligne Futura qui reprend l’estimation d’Alan Duffy, professeur à Swinburne University. C’est pour cette raison que les astronomes surnomment ces astéroïdes des « city-killers », soit « capables de raser une ville ».

Détecter tous les objets géocroiseurs est compliqué

Cet exemple montre comment, malgré les progrès de la technologie dans la science, qu’il reste compliqué de traquer tous les « objets géocroiseurs » (Near Earth Objet ou NEO, en anglais) potentiels. Pour garder à l’œil un astéroïde, il faut que les télescopes soient pointés exactement sur lui — et plus l’objet est petit, moins la réflexion du soleil qu’il émet est grande, et donc moins il est facile à détecter.

Capture d’écran avant le croisement entre la Terre et Asteroid 2019 OK // Source : Twitter/SuperASASSN

L’Agence spatiale européenne (ESA) dispose d’une « Risk List » : il s’agit de l’inventaire des objets pour lesquels « une probabilité d’impact à valeur non nulle » avec la Terre a été détectée. La NASA a été aussi chargée par le Congrès américain en 2005 d’être capable de trouver et identifier au moins 90 % des objets géocroiseurs d’un diamètre d’au moins 140m d’ici 2020. Pour l’instant, elle n’aurait réussi à en détecter qu’un tiers — ce qui représente tout de même 90 % des NEO découverts.

Asteroid 2019 OK fait partie de ceux qui n’ont pas été détectés des semaines à l’avance.

La Nasa dispose aussi de programmes pour se préparer au pire : un exercice d’anticipation d’impact d’astéroïde a par exemple été réalisé en avril dernier pour voir si l’humanité était préparée.

Article publié initialement le 27 juillet 2019

Crédit photo de la une : Twitter/SuperASASSN

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