Le spationaute français Thomas Pesquet, qui a déjà passé six mois à bord de l'ISS, devrait y retourner fin 2020, début 2021.

Le retour de Thomas Pesquet à bord de la Station spatiale internationale surviendra en principe fin 2020, début 2021. C’est ce qu’a confié le spationaute français ce vendredi 3 mai sur TF1. « C’est proche », a-t-il glissé au présentateur Jacques Legros, alors que celui-ci le questionnait sur ses prochaines échéances spatiales. Il reste désormais à valider un tel créneau avec les autres partenaires de l’ISS.

On savait déjà depuis le début de l’année que l’Agence spatiale européenne (ESA) entendait renvoyer le spationaute à bord de la station. Lors de ses vœux au Muséum national d’Histoire naturelle, Frédérique Vidal, la ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, indiquait que le directeur général de l’ESA lui a proposé de participer à une nouvelle mission.

Thomas Pesquet a déjà passé environ six mois à bord de l’ISS, entre novembre 2016 et juin 2017. Il a en particulier réalisé deux sorties extravéhiculaires de six heures chacune pour des opérations de maintenance. L’intéressé connaît bien cet environnement. Déjà formé, il est donc immédiatement employable. Cela étant, il faudra peut-être une remise à niveau pour lui rafraîchir la mémoire et un reconditionnement physique.

Thomas Pesquet
Thomas Pesquet en sortie extravéhiculaire. // Source : NASA Johnson

Et la Lune ?

La durée de cette mission devrait à nouveau être de six mois, ce qui devrait lui permettre de finir le travail qu’il avait commencé. « On a prolongé la station spatiale : 2025-2030, donc on sein de l’ESA, on devrait tous avoir l’opportunité d’y retourner », a-t-il confié. Outre Thomas Pesquet, le corps des astronautes européens comporte six membres : deux Allemands, deux Italiens, un Danois et un Britannique.

Et qui sait, peut-être qu’un troisième voyage pourrait avoir lieu. Le fonctionnement de l’ISS ayant été prolongé, il n’est pas improbable d’imaginer une troisième expédition. Thomas Pesquet aurait alors moins de cinquante ans. À moins qu’il ne soit mobilisé pour une éventuelle mission lunaire ? Questionné à ce sujet, l’intéressé a botté en touche, constatant juste que l’humanité veut un un retour durable.

Ce qui est sûr, c’est que des réflexions sont en cours. En début d’année, l’Agence spatiale européenne a confié à ArianeGroup le soin d’étudier la faisabilité d’aller sur la Lune avant 2025. Quant à l’établissement d’une base lunaire, temporaire ou permanente, la perspective d’une coopération internationale, notamment avec la Chine, a été tracée en 2017.

Crédit photo de la une : Bill Ingalls

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