Au cours du Pi Day, Google a annoncé qu'une de ses ingénieures, Emma Haruka Iwao, est parvenue à calculer les décimales de Pi jusqu'à 31 billions. Un record.

Pour les passionnés de mathématiques comme pour les autres, le nouveau record du nombre de décimales de Pi calculé a de quoi impressionner. L’ingénieure de Google Emma Haruka Iwao est en effet parvenue à vérifier 31 billions de décimales (trente et un mille milliards). L’annonce est venue directement de Google dans une vidéo publiée le 14 mars, une date aussi connue comme le jour de Pi (3/14 dans le calendrier américain). On peut d’ailleurs remarquer que la vidéo de Google dure précisément 3 minutes et 14 secondes.

Emma Haruka Iwao, la nouvelle recordwoman du calcul de Pi. // Source : Youtube/Google

Tout le monde connaît Pi (symbolisé par π), et on se souvient généralement que sa valeur est « à peu près » égale à 3,14.  Mais ce nombre a une particularité : il est irrationnel, ce qui signifie qu’il est constitué d’une suite infinie de décimale. Son calcul n’a donc pas de fin lui non plus, mais cela n’empêche pas les ingénieurs et les mathématiciens d’aller toujours plus loin.

Un défi qui demande beaucoup de ressources

« J’essaye toujours de m’ajuster à la réalité. Le record du monde était vraiment dur. » Comme le dit Emma Haruka Iwao, calculer la 31 billionième décimale de Pi est loin d’être simple. Pour accomplir son exploit, elle a eu besoin de deux choses : de la puissance de calcul et du temps. L’ingénieure a utilisé le service du cloud de Google et son « Compute Engine » pour créer 25 machines virtuelles. En quatre mois de calculs (121 jours pour être précis), elles ont consommé 170 téraoctets de données. Un chiffre colossal, sachant que selon la BBC, 1 téraoctet peut contenir 200 000 chansons.

Vu les ressources déjà demandées par l’exploit de l’ingénieure, aller plus loin se révélera sans doute difficile. Emma Haruka Iwao ne compte cependant pas s’arrêter à ce record. « Il n’y a pas de fin avec Pi, j’adorerais essayer d’atteindre plus de décimales. » À voir si l’impact écologique de tels calculs vaut le coup.

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