Une cinquantaine d'ours polaires ont envahi un archipel russe. Les animaux sont forcés au déplacement par la fonte des glaces, liée à la hausse des températures planétaires.

L’archipel russe de la Nouvelle-Zemble vient de recevoir la visite inopinée d’ours polaires. Le 9 février 2019, l’état d’urgence a été déclaré par les autorités, a indiqué l’agence de presse russe TASS.

Depuis le mois de décembre, plusieurs animaux ont envahi l’archipel situé dans l’océan Arctique, entre la mer de Barents et la mer de Kara. La Nouvelle-Zemble a dénombré le passage de 52 ours polaires dans la commune urbaine de Belushya Guba, poussés à se déplacer à cause de la fonte rapide des glaces dans l’Arctique.

Réfugiés climatiques

Ces animaux sont, comme les nomment nos confrères du Monde, des « réfugiés climatiques » victimes du réchauffement planétaire. La hausse globale des températures les amène à entrer en contact avec des populations humaines.

L’agence russe TASS rapporte que certains animaux ont agressé des habitants et sont entrés dans des lieux résidentiels. Sur les réseaux sociaux, plusieurs images et vidéos de cette invasion d’ours polaires circulent. On voit ici un animal pénétrer dans le couloir d’une habitation.

Interdit de les chasser

« Les habitants ont peur », notent les autorités de la région dans un communiqué cité par TASS. L’agence note qu’en dépit des mesures de sécurité supplémentaires appliquées, la situation ne semble guère évoluer.

Les résidents ont l’interdiction de nuire à ces ours polaires en les prenant en chasse, comme le relève The Washington Post. L’ours polaire fait partie des espèces prioritaires listées par le Fonds mondial pour la nature (WWF). Comme l’explique l’organisation, « la banquise est vitale aux ours polaires » : elle leur permet de chasser, de se reposer et de se reproduire.

La banquise est vitale aux ours polaires

WWF estime que si les glaces continuent de fondre au même rythme qu’actuellement, l’habitat des ours polaires aura presque diminué de moitié au milieu du 21e siècle. Des épisodes comme celui qui touche actuellement la Nouvelle-Zemble ne seront peut-être plus aussi rares.

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