SpaceX a effectué avec succès un test de mise à feu statique dans le cadre de ses essais pour préparer ses futurs vols habités vers l'ISS... et au-delà.

L’échec de la mission Soyouz MS-10 n’a pas eu de graves conséquences sur les deux astronautes — un Américain et un Russe se trouvant à bord. C’est heureux. Ils étaient censés rejoindre l’ISS. Par contre, l’incident a rappelé à toutes et tous l’importance de disposer d’alternatives pour transporter des équipages dans l’espace. Et cela, même si Soyouz est globalement fiable.

SpaceX, justement, travaille pour concevoir une solution satisfaisant les exigences de la Nasa. Actuellement, l’entreprise est capable d’acheminer du ravitaillement jusqu’à l’ISS, en amarrant son cargo à la station. Elle est aussi capable par ailleurs de mettre des satellites sur orbite. Mais il est encore un peu trop tôt pour qu’elle puisse emporter des hommes et des femmes hors de l’atmosphère terrestre.

Test de propulseur

Dernièrement, SpaceX a toutefois franchi une étape de plus dans cette quête. Le 27 octobre, elle a annoncé sur Twitter avoir accompli un test de mise à feu statique du propulseur Falcon 9 « qui lancera la première mission de démonstration de SpaceX pour le programme d’équipage commercial pour le compte de l’agence spatiale américaine ». Ce test a eu lieu au Texas.

Ce test s’ajoute à plusieurs autres (comme l’ouverture du parachute et l’activation de propulseurs pour procéder à la décélération de la capsule de retour, de façon à ce que le choc soit le moins violent possible lors de l’atterrissage ou de l’amerrissage). Un vol test est envisagé pour décembre 2018. Les transports eux-mêmes pourraient survenir en 2019, mais un report (c’est déjà arrivé) n’est pas à exclure.

En attendant, tout repose sur Soyouz.

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