SpaceX entend améliorer la récupération de la coiffe de ses lanceurs, c'est-à-dire la partie située au sommet des fusées. Celle-ci sert à protéger la cargaison durant le vol ascensionnel jusque dans l'espace.

Dans le business de la commercialisation de lanceurs servant à mettre des satellites en orbite, la société américaine SpaceX se démarque de la concurrence par sa tarification plus agressive mais aussi par sa capacité à récupérer certains éléments qui ont été exploités pendant un vol. C’est typiquement le cas du premier étage du lanceur Falcon 9, que ce soit sur terre ou sur mer.

Mais la compagnie fondée par Elon Musk n’entend pas récupérer uniquement ce qui sert à propulser la Falcon 9 (et qui sert aussi à à la Falcon Heavy). Dans sa quête d’un lanceur le plus réutilisable possible, la société veut aussi systématiser la récupération de la coiffe, qui est la partie située au sommet d’une fusée et qui sert à protéger la cargaison lors de son périple jusque dans l’espace.

Falcon 9
SpaceX sait récupérer le première étage de ses lanceurs.
CC SpaceX

On comprend bien pourquoi : la coiffe, qui est en apparence très basique (il s’agit d’une sorte de coquille allongée qui se scinde en deux une fois arrivée dans l’espace, afin que le satellite puisse être libéré), coûte en réalité beaucoup d’argent : près de 6 millions d’euros. Précédemment, certaines coiffes ont pu être récupérées, notamment en les repêchant en mer (elles retombent avec un parachute).

Afin d’améliorer le processus de récupération de la coiffe, SpaceX entend affréter des navires de façon à les positionner à l’endroit où les deux parties de la coiffe chuteront, grâce à un signal GPS qui donnera leur position. Et pour amortir l’impact, d’immenses filets seront déployés, pour ne pas risquer une quelconque déformation ou d’abîmer le pont d’un bateau.

Des photographies d’un bateau équipé de ce système expérimental ont été prises par le site Teslarati. On voit notamment le mécanisme lorsqu’il est déployé pour réceptionner la coiffe, avec un filet tendu par quatre bras d’acier. On distingue aussi un poste de pilotage sur le bateau, mais il est possible que SpaceX fasse appel à un bateau téléguidé lorsqu’il faudra appliquer ce projet pour une vraie mission.

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