Les relations entre Elon Musk et la FAA (Federal Aviation Administration) sont, depuis quelques années, complexes, voire carrément hostiles. Et cette dernière affaire risque de ne pas arranger les choses. L’agence en charge de la sécurité aérienne, et qui a également son mot à dire pour le domaine spatial, a identifié des incidents lors du dernier vol du Starship, le 22 mai 2026.
Le lanceur géant réalisait alors son douzième vol d’essai, mais le premier pour sa nouvelle mouture v3. Ce vol du Starship n’a pas été un succès, loin de là, sans pour autant être complètement catastrophique pour l’entreprise.
Le booster Super Heavy en chute libre
Quoi qu’il en soit, le site Spacenews indique que la FAA a demandé l’ouverture d’une enquête à la suite des incidents qui ont émaillé le vol. Selon l’administration, il y a un incident à partir du moment où l’un ou plusieurs critères déterminants pour le vol ne sont pas remplis, ce qui comprend donc un ratage du vol, ou une rentrée atmosphérique non contrôlée.
Ici, c’est surtout le booster Super Heavy qui a attiré l’attention de la FAA. Après la séparation des différents composants, il est tombé dans le golfe du Mexique. Des moteurs se sont éteints et la chute de l’étage n’était pas contrôlée, alors qu’il aurait dû être récupéré. La manœuvre n’a ainsi pas pu aboutir, et le booster a atteint la surface de l’eau à près de 1 500 kilomètres par heure.

Dans un premier temps, la FAA avait indiqué n’être pas certaine qu’il y ait vraiment eu un incident, mais après un examen plus approfondi, elle confirme que c’est bien le cas. Il y a eu une alerte aux débris lorsque le booster est retombé, ce qui n’a pas causé de dégâts ni matériels ni humains aux alentours. En revanche, d’autres conséquences ont été notées.
Petits incidents, mais incidents quand même : le Starship sera cloué au sol jusqu’à nouvel ordre
Par précaution, les aéroports alentour ont en effet dû suspendre des vols tant que la situation n’était pas éclaircie. Il y a ainsi eu six avions qui sont partis avec du retard, tandis que certains aéroports sont restés un moment en état d’alerte. En revanche, aucun vol en cours n’a dû être détourné.
Rien de très grave au final, mais suffisant pour que la FAA demande à SpaceX de faire le point sur ce qui s’est passé exactement. L’entreprise va donc devoir réaliser un rapport à destination de la FAA pour déterminer les causes qui ont mené à la chute du booster. Ce qui implique donc de savoir pourquoi les moteurs se sont ainsi éteints. En attendant, le Starship restera cloué au sol.

Dans les faits, cela ne change pas grand-chose pour l’entreprise qui aurait dû, dans tous les cas, trouver la cause du souci avant de tenter un nouvel essai. Sauf si le rapport ne convient pas à la FAA, auquel cas, le délai avant le prochain vol d’un Starship pourrait être allongé.
Quelques jours auparavant, la FAA avait approuvé un autre rapport, celui de Blue Origin, publié après le vol raté de son lanceur New Glenn qui avait eu lieu le 19 avril.
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