[Chronique] Dans Le Meilleur des mondes, l’émission de France Culture partenaire de Numerama, on évoque dans cette chronique la nécessité de changer de regard sur la nature face à la 6e extinction de masse.

69 % des espèces de vertébrés auraient disparu en 50 ans. C’est le chiffre de l’« alerte rouge pour la planète » lancée par le nouveau rapport 2022 Living Planet de la WWF. En réalité, cette crise est plus globale encore. Il y a même un terme : c’est la 6e extinction de masse. 

Pourquoi la 6e extinction ?

Il y a un « taux normal » de disparitions d’espèce sur Terre… c’est la marche de la vie. Mais, une extinction de masse, c’est la perte des trois quarts des espèces lors d’une courte période géologique. C’est déjà arrivé par le passé, cinq fois, comme pour les dinosaures.

Ours polaire dans l'Arctique // Source : Kristin Laidre/University of Washington
Les ours polaires sont souvent mobilisés comme symboles, mais il y a beaucoup d’autres espèces menacées. // Source : Kristin Laidre/University of Washington

Sauf que, justement, on vit en ce moment un effondrement accéléré de la biodiversité, au-delà du taux normal. Des espèces sont déjà éteintes, d’autres sont en danger critique. Les vertébrés sont concernés – donc mammifères, oiseaux, poissons, reptiles, amphibiens. Cela va au-delà : une étude de 2020 montrait qu’un quart des espèces d’insectes auraient déjà disparu en 30 ans. Il faut lire l’ouvrage coup de poing L’apocalypse des insectes pour comprendre comment ce petit monde, si important, est aussi menacé.

Les causes de la 6e extinction

La spécificité de la 6e extinction, c’est que la cause est humaine. On peut citer d’abord le changement d’utilisation des sols, notre façon de cultiver, de récolter joue sur les habitats d’espèces. Mais, il y a aussi le changement climatique avec un impact avéré sur la survie de la biodiversité, qui ne parvient pas à s’adapter rapidement. S’ajoute la pollution qui détériore les écosystèmes… et toutes les pollutions Avez-vous déjà songé combien la pollution lumineuse affecte… les lucioles, qui utilisent leurs flashs lumineux pour se reproduire ?

L’espoir de la conservation et de la restauration

Mais, il y a toujours de l’espoir ! Notamment grâce aux efforts de conversation et de restauration des écosystèmes. Chez Numerama, on a lancé un podcast appelé La 6e Extinction qui vient explorer cette crise du vivant. Le premier épisode raconte la folle histoire du sauvetage d’une espèce, un oiseau appelé kakapo. Tout le podcast est écrit et narré par la vulgarisatrice scientifique Marie Treibert de La Boîte à Curiosités.

Et comme le dit Marie Treibert, pour raviver la flamme du vivant, il faut y porter de l’intérêt et de la curiosité. En fait, il faut qu’on change autant de pratiques… que de regard.

Pour écouter Le Meilleur des Mondes sur France Culture

L’émission Comment repenser la technologie dans le monde agricole ? été diffusée vendredi 18 novembre à 21h sur France Culture.

Le Meilleur des mondes est l’émission de François Saltiel, préparée avec Juliette Devaux. Elle est disponible en podcast, sur Apple PodcastSpotifyDeezer et vos autres plateformes préférées.

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