Déserté par les artistes Neil Young et Joni Mitchell, qui lui reprochent de laisser des podcasts complotistes circuler, Spotify réagit enfin à la polémique. Il publie notamment son règlement.

Depuis plusieurs jours, Spotify est sous le feu des critiques. Accusé par l’artiste américano-canadien, Neil Young, de laisser la désinformation se propager dans ses podcasts, le géant suédois du streaming est la cible de nombreuses attaques. Plusieurs utilisateurs se sont désabonnés, l’artiste Joni Mitchell est partie, le directeur général de l’OMS s’est exprimé contre lui, la concurrence appelle à la rejoindre et sa valeur boursière a diminué. Un cocktail de mauvaises nouvelles.

Dans un billet de blog publié le 30 janvier 2022, son patron et cofondateur Daniel Ek annonce quelques mesures contre la désinformation. Va-t-il réussir à éteindre l’incendie ?

Des règles contre les fake news

Au début de son article, Daniel Ek indique qu’il refuse de censurer : « Il y a beaucoup de personnes et de points de vue sur Spotify avec lesquels je ne suis pas du tout d’accord ». Il ajoute que Spotify ne doit pas prendre « la position de censeur de contenu », mais qu’il doit tout de même s’assurer « qu’il y a des règles en place et des conséquences pour ceux qui les violent. ». Pour répondre à la polémique, c’est sur la transparence que le service mise. Pour la première fois, Spotify publie sur son site le règlement qu’il réserve habituellement à ses créateurs. En cas d’infraction de ces règles (comme un déni de l’existence d’une maladie par exemple), Spotify peut sanctionner, voire exclure.

Dans le cas de Joe Regan, le créateur de podcasts à l’origine de la polémique (il attire des dizaines de millions d’auditeurs par émission), Spotify estimerait en interne que les conditions ne sont pas réunies pour une exclusion. Il propose une seconde mesure, l’introduction d’une page informative dédiée au Covid-19. Chaque podcast qui parle du virus devra mettre en avant un lien vers ce « hub ». La polémique va-t-elle cesser, ou faut-il s’attendre à une nouvelle vague de départs ? Quelque chose nous dit que la controverse n’est pas terminée.