Disponible depuis le 4 janvier 2022 dans le catalogue Xbox Game Pass, The Pedestrian invite à se poser pour réfléchir. Un petit moment de calme avant les grosses sorties qui s’annoncent.

Joueuses et joueurs, vous avez sans doute jeté un rapide coup d’œil au calendrier des sorties à venir, non sans avoir pris peur face à toutes ces dates qu’il faut cocher. Un nouveau Pokémon peut-être enfin innovant, Dying Light 2 Stay Human et ses 500 heures, Horizon Forbidden West, Elden Ring… De fin janvier à mars, on ne va clairement pas s’ennuyer. Si vous avez besoin d’un petit moment de calme avant cette tempête qui s’annonce, prêtez attention à The Pedestrian, disponible depuis le 4 janvier 2022 dans le Xbox Game Pass (il est sorti il y a un moment sur PC et sur PS4).

Développé par Skookum Arts, The Pedestrian fait partie de cette caste de jeux vidéo nés sur Kickstarter il y a des années (le projet a été lancé en janvier 2017). Il a récolté très exactement 30 318 $ (un peu plus de 26 000 €), auprès d’un peu plus de 14 000 contributeurs, alors qu’il n’en avait besoin que de 21 000 $ (un peu plus de 18 000 €). La promesse ? Nous permettre d’incarner un petit bonhomme qu’on a l’habitude d’apercevoir sur les panneaux de signalisation, et de le faire progresser dans des décors nécessairement plats. Un concept innovant, centré sur l’intelligence.

The Pedestrian
Le héros de The Pedestrian. // Source : Capture Xbox

The Pedestrian est mignon et prise de tête

Le petit personnage, qui peut être une femme ou un homme (on choisit au début de la partie), n’a pas de superpouvoirs et se révèle assez limité dans ses mouvements. Pour lui, traverser des panneaux remplis de pièges est loin d’être une sinécure. C’est pourquoi il a besoin de vous, et de votre capacité à réfléchir, pour continuer de tracer sa route vers un futur inconnu (au sein d’environnements urbains). Pour Skookum Arts, les limitations du héros se transforment en opportunité d’imaginer un gameplay articulé autour de puzzles de plus en plus ingénieux.

Dans The Pedestrian, le but est donc d’agir sur les différents panneaux au sein desquels le bonhomme peut avancer, en trouvant l’unique agencement qui constitue la solution. Les premiers niveaux sont assez simples : là on connecte deux échelles ensemble, ici on relie deux portes entre elles. Puis les choses se corsent de plus en plus, Skookum Arts fourmillant d’idées pour faire grimper la difficulté et permettre au jeu de se renouveler suffisamment jusqu’au générique de fin. Par exemple, certaines énigmes demanderont de relier des bornes électriques pour déclencher des mécanismes. The Pedestrian cherche constamment à tester l’intelligence de chacun. Et certains passages peuvent demander plusieurs longues minutes de réflexion intense, nourries par des expérimentations plus ou moins fructueuses.

The Pedestrian
Au début, c’est simple… // Source : Capture Xbox

La réussite de The Pedestrian, outre sa capacité à ne jamais tomber dans la répétition, tient aussi dans sa volonté de ne jamais frustrer. Il respecte un certain équilibre pour ne jamais proposer des puzzles alambiqués, ce qui constitue toujours un vrai risque pour un jeu casse-tête. Skookum Arts parvient à imaginer des niveaux assez corsés pour éviter la routine et les solutions trop évidentes. Et ce constat positif se vérifie du début à la fin, quand bien même la dernière portion est un peu trop cryptique et expédiée.

The Pedestrian
… puis ça se complique. // Source : Capture Xbox

Esthétiquement, The Pedestrian privilégie l’approche réaliste, ce qui accouche de décors crédibles. Mis bout à bout, ils forment le socle d’une ville réaliste, qui réunit un entrepôt, un métro, un centre-ville, une université ou encore des gratte-ciel. Il y a un côté reposant qui se dégage de cette production atypique, d’autant que la bande originale, discrète, distille des thèmes jazzy très réconfortants. Rien ne vous bousculera dans The Pedestrian, qui est une petite parenthèse susceptible de faire un bien fou avant de se lancer dans un jeu comme, au hasard, Elden Ring.