La cérémonie de clôture des Jeux Olympiques de Tokyo 2020 n'a existé dans son intégralité qu'à distance. La partie la plus impressionnante du show était en réalité augmentée.

Le 8 août 2021, les Jeux Olympiques de Tokyo 2020 ont officiellement pris fin. C’est désormais Paris qui prend le relai et attend d’accueillir la célébration sportive pour 2024. La cérémonie de clôture de ces Jeux Olympiques si particuliers, tenus un an en retard à cause de la pandémie, a été particulièrement brillante. Au sens propre.

Dans un stade rempli par les athlètes médaillés, les spectateurs ont pu apprécier une sorte de ballet de particules luminescentes, flottant dans l’air, inscrivant des formes dans les tribunes et finissant par couler en cascade pour former les anneaux du symbole olympique. Ce spectacle bluffant cachait pourtant un secret : il n’était pas visible dans le stade olympique. Ni nouvelle technologie de drone, ni projection lumineuse du futur : il s’agissait tout simplement de réalité augmentée.

Un spectacle bluffant, uniquement à distance

Seules les personnes regardant la cérémonie à distance, derrière un écran, pouvait voir ce que la société canadienne Moment Factory avait préparé pour la cérémonie. Les jeux de lumière en images de synthèse étaient donc calibrés pour être filmés comme s’ils étaient à l’intérieur du stade, en temps réel. En bref, de la réalité mixte au sens le plus simple du terme : un événement filmé en direct est enrichi par des effets spéciaux invisibles dans le monde réel, mais ajoutés en post-production.

Tout le challenge, par rapport à des images de synthèse de films par exemple, est de prévoir un rendu de qualité par dessus une scène qui n’est pas maîtrisée, car elle se passe en temps réel. Le stade plongé dans le noir a très probablement aidé à rendre l’expérience plus magique pour les spectateurs à distance. Voyez plutôt :

Pour les spectateurs sur place, en revanche, l’expérience a pu être décevante : seuls les effets pyrotechniques étaient visibles dans l’enceinte du stade. Autrement dit, de banals feux d’artifices. Après une période qui a forcé l’humanité à tout faire à distance, Tokyo a su trouver un format qui fait un pas de plus : rendre un show en  distanciel plus intéressant qu’en présentiel.

Partager sur les réseaux sociaux

La suite en vidéo