Ubisoft a tenu à rappeler que Far Cry 6, qui sera disponible au mois d'octobre, n'a aucun message politique à faire passer. Il s'agira pourtant de prendre part à une guérilla sur une île ouvertement inspirée de Cuba.

« Vivez l’expérience réaliste d’une guérilla des temps modernes, et renversez un dictateur et son fils pour libérer Yara  », peut-on lire sur le site officiel d’Ubisoft, à propos de Far Cry 6. Le futur blockbuster d’Ubisoft sera disponible à partir du 7 octobre et, en marge d’une présentation diffusée le 28 mai, Navid Khavari, directeur narratif du jeu, a tenu à rappeler un point important dans les colonnes de The Gamer : malgré des ressemblances assumées avec Cuba, Far Cry 6 n’aura, semble-t-il, aucun message politique.

«  L’inspiration principale est bien évidemment la guérilla et les fantasmes qui l’entourent, qui sont liés à la révolution. Quand vous parlez des guérillas, vous pensez immédiatement à celles des années 50 et 60, et nous avons pu discuter avec des guérilleros qui se sont battus à cette époque », explique-t-il. Ses équipes sont visiblement tombées sous le charme de ces histoires, qui nourrissent un récit se voulant, bien sûr, authentique. 

Far Cry 6 // Source : Ubisoft

Ubisoft nous refait le coup

Ubisoft se range une nouvelle fois derrière l’argument de la fiction pour se désolidariser d’une quelconque ambition de faire passer un message. Pourtant, en parallèle, le studio ne cache pas que la culture cubaine sert de socle pour l’univers de Far Cry 6. Mais Navid Khavari avoue que cela reste «  une île complexe » — à traiter. Une manière de dire que la multinationale n’entend pas se mouiller. Tout juste trempe-t-elle un pied pour offrir un peu de contexte à son blockbuster.

S’il prône la neutralité, Ubisoft tient quand même à défendre l’histoire engageante de Far Cry 6  : une histoire avec du fond. « Une révolution est un sujet complexe, et les personnages croisés le sont aussi  », reprend l’intéressé. Par conséquent, la firme française pourra difficilement nous faire croire qu’il n’y a aucune prise de partie dans ses choix. D’autant que l’objectif sera de renverser un dictateur qui estime que son île mérite de retrouver sa grandeur passée… Un classique.

Étrangement, en juillet 2020, le même Navid Khavari prenait un peu moins de pincettes au moment de présenter Far Cry 6. Il confiait à GameStop : « Quand je regarde notre construction de la révolution à Yara, je suis fier de voir que nous n’avons pas essayé de nous détourner des sujets sensibles.  »

Ce n’est pas la première fois qu’Ubisoft tient à éviter les polémiques : ce fut le cas pour Far Cry 5 (qui avait agacé l’extrême droite) ou encore pour The Division 2 (à cause d’une mauvaise blague). D’autres éditeurs ont également eu à se défendre, à l’instar de Victura pour son jeu jeu Six Days in Fallujah (à propos d’un épisode de la guerre d’Irak), ou Activision, qui défend aussi la neutralité de ses Call of Duty alors qu’ils se basent parfois sur des conflits historiques. 

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