Microsoft n'a que très peu modifié sa manette pour le lancement de la Xbox Series X (et de la Xbox Series S). Comme pour l'interface, la firme de Redmond mise sur la continuité pour convaincre.

Une console de jeux vidéo n’est rien sans son catalogue ni sa manette. Aux yeux de certains, l’accessoire que l’on tient entre ses mains quand on s’adonne à cette passion est un critère très important. Et, comme souvent, deux camps s’opposent. D’un côté, il y a les férus de la DualShock qui attendent la DualSense de la PS5 avec impatience. De l’autre, il y a celles et ceux qui ne jurent que par le pad Xbox, qui est arrivé à une forme d’excellence sur la génération Xbox One.

Pour le passage à la Xbox Series X — et à la Xbox Series S –, Microsoft a décidé d’assurer la continuité. Par conséquent, si vous mettez une manette Xbox One et la nouvelle manette côte à côte, vous constaterez une ressemblance sidérante. La firme de Remond ne serait pas le premier constructeur à reprendre un design satisfaisant, puisque Sony a attendu la PS5 pour faire sa révolution. Après une quinzaine de jours en compagnie de la Xbox Series X, on peut sans conteste affirmer que Microsoft a bien fait de ne rien changer.

De menus changements

En sortant une loupe, on peut voir que la nouvelle manette n’est pas tout à fait la même que la précédente. Microsoft a quand même tenu à modifier certains éléments, afin de peaufiner un peu plus l’ergonomie que l’on connaissait. Plus concrètement, la multinationale a repris certains arguments de l’excellente manette Elite Series 2 pour en faire profiter un public moins exigeant. Le nouveau pad récupère le grip sur les gâchettes, qui tombent mieux sous l’index, et une croix directionnelle creusée dans un cercle plein (qui produit un vrai « clic » quand on appuie, un gros plus pour les puristes). On retrouve aussi un grip plus agréable et granuleux sur les manches, qui accrochent mieux les paumes. Malgré ces quelques évolutions, les habitués retrouveront rapidement leurs marques et c’est une excellente chose.

Les habitués retrouveront rapidement leurs marques

On peut quand même mettre en avant d’autres menus changements bienvenus :

  • Quelques millimètres de grip sur les boutons situés sur la tranche (nouveauté subtile et efficace) ;
  • Une apparence plus épurée, moins sculptée (design plus doux au regard) ;
  • L’apparition d’un port USB-C.

Il n’y a rien de profondément révolutionnaire, pour une prise en main préservée et un feeling que l’on prend plaisir à retrouver. Vous n’avez jamais tenu une manette Xbox entre les mains ? Vous allez vite être convaincu, d’autant que sa forme n’est ni trop grande ni trop petite. Quant aux sticks asymétriques, il faut rappeler qu’il s’agit de la disposition la plus naturelle. Tant pis pour l’harmonie esthétique de l’objet, aux finitions irréprochables (le plastique mat transpire la confiance en matière de durabilité) et au poids idéalement réparti.

Source : Louise Audry pour Numerama

Un nouveau bouton, et c’est tout

Comme l’ergonomie est restée peu ou prou la même, le plus grand ajout de la nouvelle manette Xbox est à aller chercher du côté du bouton de partage. Inédit sur l’ancien modèle, il permet d’immortaliser et diffuser plus facilement des captures d’écran ou des clips. Il fait gagner du temps et évitera d’avoir à se perdre dans les menus dédiés à cette fonctionnalité née sur la génération précédente. Sur ce point, Microsoft a copié Sony et Nintendo, qui proposent déjà un bouton Share — respectivement sur la DualShock 4 et les Joy-Con.

La key feature reste finalement l’ergonomie

Sinon, on retrouve exactement les mêmes boutons, les mêmes vibrations, ce choix osé d’en rester aux piles en 2020 (batterie amovible optionnelle) ou encore la même compatibilité avec une multitude d’appareils (PC, Apple TV, smartphone Android et iOS…). Microsoft a opté pour une rétrocompatibilité totale, ce qui permet à la nouvelle manette de fonctionner avec ses anciennes consoles.

On pourra sans doute regretter l’absence d’une key feature ébouriffante. Surtout que la DualSense de la PS5 compte aller plus loin dans l’immersion avec un retour haptique (vibrations plus précises) et des gâchettes adaptatives. Si les développeurs en tirent vraiment profit, alors ce sera un vrai manque pour la manette Xbox — dont la key feature reste finalement l’ergonomie.

Source : Louise Audry pour Numerama

Faut-il plutôt acheter une manette Elite Series 2 ?

La Xbox Series X est compatible avec la Xbox One, ce qui veut dire qu’on peut réutiliser sa manette Elite Series 2 — acquise pour la modique somme de 180 euros. Que vaut la nouvelle manette Xbox face au meilleur pad jamais commercialisé par Microsoft ? Elle perd les finitions premium, la batterie intégrée et les possibilités de personnalisation (croix directionnelle, sticks, course des gâchettes…). Vendue trois fois plus cher, la manette Elite Series 2 est plus complète, mais reste pensée pour un public expert.

Source : Louise Audry pour Numerama

Au regard des petites évolutions apportées à la manette Xbox, on ne conseillera plus nécessairement la Elite Series 2. Les 120 euros d’écart se justifient moins en raison de l’excellence du nouveau pad associé à la Xbox Series X. Vivement la Series 3.

En bref

Manette Xbox

Note indicative : 5/5

Microsoft n’avait aucune raison de changer une équipe qui gagne. En reprenant peu ou prou le même design qu’avant, la manette associée à la Xbox Series X et à la Xbox Series S s’inscrit dans la continuité. En termes d’ergonomie et de confort, on fait difficilement mieux.

Malgré tout, la nouvelle manette Xbox parvient encore à se peaufiner en jouant sur quelques détails bienvenus, dans le sillage du grip sur les gâchettes ou du nouveau bouton Share. Il ne lui reste qu’un gros défaut à gommer : la batterie, qui reste optionnelle.

Top

  • Il ne fallait pas changer
  • Le grip sur les gâchettes
  • Le bouton Share, enfin

Bof

  • Des piles, en 2020
  • La DualSense de la PS5 est plus révolutionnaire
  • La Elite Series 2 moins pertinente

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