Grâce au film sur Flash, DC Comics va introduire son multivers, partie importante de son identité dans les comics.

Alors que nous sommes, ce 21 août 2020, à la veille de la convention DC Fandome, de premières révélations tombent déjà. Andy Muschietti, le réalisateur de Flash (avec Ezra Miller), a révélé que Ben Affleck ainsi que Michael Keaton allaient tous les deux reprendre leur costume du Chevalier noir pour ce film.

Michael Keaton a joué Batman en 1989 puis en 1992, dans les versions signées Tim Burton. Quant à Ben Affleck, ou « Batfleck » pour les fans, il a endossé le costume dans Batman v Superman et dans Justice League. S’il était censé avoir son film solo, le projet a finalement été enterré. Lorsque le film The Batman a été annoncé, avec Robert Pattinson dans le rôle, il semblait sûr et certain que « Batfleck » n’apparaîtrait plus à l’écran.

Le multivers DC, outil narratif très pratique

Ces deux retours s’expliquent par la nature du film dédié à Flash : cette nouvelle production entraînera Barry Allen dans le multivers. C’est un aspect essentiel de l’identité DC Comics : il existe une multitude de mondes parallèles, désignées comme des versions chiffrées de la Terre (Earth-1, Earth-86, etc.). Flash, avec sa super-vitesse, a la capacité de briser la barrière entre ces terres et donc d’y voyager — et d’y mettre souvent le bazar.

Dans Justice League, Batman apparaît presque comme un mentor pour Flash. C’est la raison de ce retour. // Source : DC/Warner

Le film Flash démarrera donc sur la terre d’origine du Flash d’Erza Miller et, d’après le réalisateur, le retour Ben Affleck permettra de poser des racines familières avant le grand voyage dans les mondes parallèles. Durant les précédents films, on a en effet compris que dans ce monde-ci, Batman est une sorte de mentor pour Barry Allen.

Ce multivers a déjà été introduit dans les séries DC. Récemment, cela a même permis de relier la télévision et le cinéma : lors de l’événement Crisis on Infinite Earths, le Flash de Grant Gustin a rencontré brièvement le Flash d’Erza Miller. Si ce mini crossover a eu lieu en priorité dans la série et non au cinéma, c’est parce que sur le petit écran, le multivers DC a fait ses preuves, en permettant par exemple à la production d’inclure plusieurs versions d’un même personnage. Cela a permis à DC de créer un univers télévisuel à la fois riche et, quoi qu’il puisse advenir, cohérent. Le multivers est un outil très pratique.

Au cinéma, DC a un peu plus de mal à créer un univers complet, et la franchise est considérée par beaucoup comme étant à la traîne par rapport à Marvel. Introduire son multivers va peut-être aider à offrir un univers plus accrocheur, complet, cohérent, et libérer la créativité des scénarios. En tout cas, cela permet au moins de justifier le changement total d’acteur, d’histoire et de ton pour le nouveau film sur Batman ; ou même, qui sait, de justifier le fait que le nouveau Suicide Squad reprenne en partie les mêmes acteurs que le précédent sans être pour autant la suite.

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