La nouvelle plateforme de SVOD portée par NBCUniversal multiplie les projets de nouvelles séries originales. Pour l'instant, le service sera focalisé sur le marché américain.

Peacock n’est pas encore arrivée qu’elle fait déjà beaucoup parler d’elle. La nouvelle plateforme de vidéo à la demande par abonnement (SVOD) est en train de s’imposer sur le marché des séries, mettant le grappin sur de plus en plus de nouveaux projets alléchants.

Peacock est une émanation de NBCUniversal, groupe média américain, qui a vocation à sortir le 15 juillet 2020, d’abord exclusivement aux États-Unis, comme c’est le cas pour sa concurrente HBO Max.

Peacock, le future service de SVOD de NBCUniversal

La plateforme de streaming promet « plus de 15 000 heures de contenus », selon le communiqué du 17 septembre, dont des séries cultes très prisées comme The Office (chapardée à Netflix US pour 500 millions de dollars sur 5 ans) ou Parks and Recreation. Mais contrairement à un Disney+, qui mise quasiment entièrement sur son catalogue de marques reconnues, et a un cahier des charges très strict pour le développement de contenus originaux, Peacock semble engagée dans une course à la création pour s’imposer sur un marché de plus en plus concurrentiel.

Une adaptation du Meilleur des mondes d’Aldous Huxley

En septembre, on apprenait qu’il y aurait des reboots des séries Sauvés par le gong et Battlestar Galactica, la série de science-fiction très appréciée, porté par Sam Esmail, le créateur de Mr. Robot. Ce 14 mai 2020, NBCUniversal a cette fois confirmé une adaptation du Meilleur des mondes, l’ambitieux classique littéraire publié par Aldous Huxley en 1931, qui plonge dans une société futuriste effrayante où les libertés individuelles n’existent plus, et ou le destin de chacun est déterminée dès la naissance. L’acteur Alden Ehrenreich (Solo : A Star Wars Story) est annoncé au casting. Une bande-annonce avait été diffusée le 16 avril.

NBCuniversal prévoit aussi une sitcom originale, Intelligence, avec David Schwimmer (Friends).

Peacock a également acheté les droits de diffusion d’autres séries, dont certaines ont déjà commencé à être mises en ligne pour certains abonnés du câble américain qui ont eu accès en avant-première :

  • The Capture, un thriller britannique

  • Lady Parts, une série comique britannique.

Le modèle économique différent de Peacock

Contrairement à Netflix ou Disney+, le modèle de Peacock contiendra des abonnements avec de la publicité. Il y aura trois tarifs :

  • Un abonnement gratuit, avec de la pub, qui donne accès à 7 500 heures de contenus
  • Un abonnement à 5 dollars par mois, avec pub et 15 000 heures de contenus
  • Un abonnement à 10 dollars par mois, pour 15 000 heures de contenus et sans pub

Pour l’instant, Peacock reste un service focalisé sur le marché américain, mais son président Matt Strauss envisage de l’exporter à l’international « plus tard ».

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