Ready Player One est un disque référence pour le format Dolby Atmos. Tout simplement.

La séance Blu-ray UHD du week-end est un rendez-vous imaginé par la rédaction de Numerama pour vous proposer des tests de Blu-ray UHD. Vous y trouverez des films dont le disque devrait répondre aux principales exigences en matière d’image et de son, sublimant alors votre équipement dernier cri. 

Toujours loin de la retraite, Steven Spielberg a décidé de livrer sa vision du jeu vidéo et de la réalité virtuelle dans Ready Player One, un divertissement familiale taillé pour en mettre plein la vue et les oreilles en UHD. Techniquement, il n’y a rien à lui reprocher.

LE FILM

Avec Ready Player One, Steven Spielberg s’approprie les codes du jeu vidéo — sans vraiment s’en moquer malgré certains raccourcis — et les mélange à une surdose de références à la pop culture (y compris de l’autocitation puisque le cinéaste en est un pilier).

En résulte un film d’aventure comme Steven Spielberg sait si bien les faire qui prend vite la forme d’un blockbuster inoffensif (jusqu’à dans les meurtres virtuels) doublé d’un vide grenier pour les geeks — voire les moins geeks. S’il y a des associations étranges, la proposition est suffisamment honnête et naïve pour remporter quelques suffrages. Et puis l’œuvre originale était quand même déjà bien médiocre.

Ready Player One // Source : Warner Bros.

L’IMAGE : 5/5

Ready Player One juxtapose astucieusement le monde réel — froid et flippant — et des univers virtuels plus accueillants. En UHD, le gouffre qui sépare les deux dimensions s’accentue. Le travail artistique n’en est que plus appréciable : le grain fin et élégant, associé à des teintes mornes, de la vraie vie contraste avec le festival de néons et de couleurs du jeu vidéo en réalité virtuelle (même si on trouvera à redire sur la qualité des graphismes en utilisant le jargon idoine).

L’apport du Dolby Vision ne fait qu’accentuer ce constat qui transforme Ready Player One en véritable spectacle visuel extatique (le côté jeu vidéo qui autorise toutes les excentricités aide beaucoup). Pourtant, la définition est loin d’être la plus appuyée du format. Simplement, la débauche d’énergie qui se dégage de l’image fait plaisir à voir et souligne l’excellent travail fourni par Steven Spielberg et son staff technique. Attendez-vous à être bluffé.

Ready Player One // Source : Warner Bros.

LE SON : 5/5

Dès les premières secondes, on comprend vite où on met les pieds : la piste Atmos de Ready Player One est une référence — et on pèse nos mots. L’équipe en charge du mixage a donné naissance à une expérience qui prouverait aux plus réfractaires qu’installer des enceintes au plafond a du sens. L’utilisation qui est faite de l’espace est d’une ingéniosité constante, immergeant le spectateur dans les différents niveaux d’OASIS avec une justesse implacable.

À ce sentiment s’ajoutent une précision de tous les instants (chaque effet est à sa place) et une générosité débordante (la multiplication de ces mêmes effets). Toutes ces éloges méritées valident cette notion qui consiste à plonger dans un monde virtuel — comme si la donnée sonore s’inscrivait dans une sorte de mise en abîme à propos. Et ne vous étonnez d’entendre voler des drones invisibles dans votre salon.

Le Blu-ray UHD de Ready Player One est disponible pour moins de 20 euros

Partager sur les réseaux sociaux