Dans Good Fortune, notre jeu de société de la semaine, la chance ne doit rien au hasard : seule votre stratégie fera la différence. Comment ça se joue ? Quel est notre avis ? On vous dit tout.

C’est quoi, le jeu de société Good Fortune ?

La chance ne se résume pas au hasard. Encore faut-il savoir s’attirer les bons présages. Facile à dire… sauf que votre adversaire a exactement le même objectif. C’est tout le principe de Good Fortune.

Derrière sa minuscule boîte, son matériel épuré et ses règles tenant sur un Post-it, se cachent en réalité une profondeur étonnante et une tension de jeu totalement inattendue.

Good Fortune est un jeu de Jean-Louis Roubira, édité par Daïmon Play et illustré par Pauline Detraz.

🎲 Pour combien de joueurs ? Uniquement à 2.

🧑‍🧑‍🧒‍🧒 À partir de quel âge ? Dès 10 ans.

Durée des parties ? Environ 15 minutes.

Comment joue-t-on à Good Fortune ?

L’essentiel du matériel de Good Fortune se compose de 21 tuiles numérotées, chacune divisée en deux couleurs à la manière d’un domino. Ces couleurs représentent sept porte-bonheurs issus de différentes cultures (trèfle, fer à cheval, etc.). Neuf tuiles sont distribuées aléatoirement à chaque joueur, tandis que les trois dernières sont placées au centre de la table.

L’objectif est de constituer des collections de porte-bonheurs afin de marquer un maximum de points. À chaque tour, le premier joueur choisit d’abord laquelle de ses tuiles il compte jouer, puis son adversaire en fait autant. Au tour suivant, l’ordre de choix est inversé.

Good Fortune
Source : Sébastien Goetz pour Numerama

Cet ordre est matérialisé par un petit médaillon que les joueurs se transmettent de tour en tour. Doté de deux faces (un petit et un grand motif), il ne sert pas uniquement à déterminer qui choisit en premier. La face visible indique également quelle tuile sera jouée en premier parmi les deux sélectionnées. Avec le petit motif, c’est la tuile au plus petit numéro qui sera jouée en premier par son propriétaire ; avec le grand motif, la plus élevée. À chaque tour, le médaillon change de main et est retourné, alternant ainsi priorité de choix et priorité de pose.

Lorsqu’un joueur pose sa tuile, il doit l’ajouter à gauche ou à droite des trois tuiles centrales. Si cette pose permet de relier deux porte-bonheurs identiques, il remporte la tuile située à l’extrémité opposée de la ligne centrale. Toutes les tuiles récupérées de cette manière serviront au décompte final.

Les tours s’enchaînent ainsi jusqu’à ce que toutes les tuiles aient été jouées, puis vient le moment de compter les points.

Good Fortune
Une série de trois trèfles et de deux fers à cheval. // Source : Sébastien Goetz pour Numerama

En plus de leurs deux couleurs, les tuiles arborent également un dé en leur centre, d’une valeur comprise entre un et quatre. Pour calculer son score, chaque joueur regroupe les tuiles gagnées par type de porte-bonheur et multiplie le nombre de tuiles de chaque collection par la somme des valeurs des dés correspondants. Il faut donc trouver le juste équilibre entre taille des collections et valeur des dés.

Enfin, une variante est aussi proposée, dans laquelle les deux joueurs choisissent simultanément la tuile qu’ils souhaitent jouer à chaque tour.

Pourquoi jouer à Good Fortune ?

Déjà riche en excellents jeux exclusivement conçus pour deux joueurs, l’année 2025 n’avait visiblement pas encore livré toutes ses surprises. Il faut dire que Good Fortune, avec sa boîte minuscule, sait se faire discret. Pourtant, parée de rose et de dorures, elle attire immanquablement l’œil. Une fois le jeu installé sur la table, les illustrations soignées et les couleurs éclatantes continuent de faire leur effet.

Good Fortune
Source : Daïmon Play

Malgré son format réduit et son matériel minimaliste (on pourrait presque croire à un jeu venu du Japon, alors qu’il est signé par un auteur français, à qui l’on doit notamment Dixit), Good Fortune se révèle être un véritable concentré de profondeur tactique et stratégique. L’interaction est permanente, et la moindre erreur peut coûter très cher.

Si l’on cherche naturellement à optimiser ses propres choix pour récupérer les tuiles les plus lucratives, il est souvent tout aussi rentable de jouer « contre » son adversaire. Par exemple, en lui subtilisant une tuile convoitée ou en évitant de lui en offrir une trop avantageuse.

Dès le premier tour, toutes les informations sont visibles par les deux joueurs, aucune place n’est laissée au hasard. Good Fortune s’inscrit donc clairement dans la catégorie des jeux abstraits. On peut tenter d’anticiper plusieurs coups à l’avance, même si la richesse des possibilités rend presque impossible la projection au-delà de deux, voire trois tours.

La première partie peut ainsi dérouter. Non pas à cause des règles, mais parce qu’on ne sait pas encore quelle direction prendre ni quelle stratégie privilégier. Une fois le premier décompte effectué, les choses deviennent bien plus claires, et les parties suivantes gagnent en intensité, en tension et en intérêt.

Good Fortune
Source : Sébastien Goetz pour Numerama

Sous ses airs de petit jeu léger grâce à l’accessibilité de ses règles, Good Fortune dissimule en réalité un jeu profond, malin et particulièrement intelligent. Les parties sont tendues jusqu’au bout, à condition que les deux joueurs soient de niveau comparable. Car ici, comme dans la majorité des jeux abstraits, un débutant aura bien du mal à rivaliser avec un joueur expérimenté. Encore une très belle réussite pour le jeu à deux, et une nouvelle preuve que les toutes petites boîtes peuvent abriter de grands jeux.

Vous aimerez Good Fortune si vous aimez…

En bref

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