Qui saura construire le plus beau parc d’attraction de la ville et attirer le plus de visiteurs ? C’est tout l’enjeu de Funfair, notre jeu de société de la semaine.

C’est quoi le jeu de société Funfair ?

Dans Funfair, chaque joueur est à la tête d’un parc d’attraction tout neuf… et tout vide. Construisez-y des attractions, ajoutez-y des améliorations, embauchez du personnel, et faites venir un maximum de visiteurs pour accroître vos revenus.

Accessible à partir de 12 ans, pour 2 à 4 joueurs, le jeu peut se jouer en famille ou entre amis, plutôt pour des amateurs que des novices complets, pour des parties d’environ 30 à 60 minutes selon le nombre de joueurs.

Édité par Lucky Duck Games, Funfair est un jeu de Joel Finch, illustré par Lina Cossette et David Forest, et commercialisé au prix de 35,90 € chez Philibert.

Comment jouer à Funfair ?

Mise en place

La mise en place est plutôt rapide et pas très compliquée. On place les différents types de cartes sur le plateau central, chaque joueur reçoit une mise de 30 sous, une attraction phare qui n’est qu’un projet lointain pour l’instant, et quelques cartes Parc comme main de départ.

Funfair
Le plateau central (de la version en anglais), avec les différents types de cartes. // Source : Good Games Publishing

Enfin, une voiturette de manège toute mignonne marque la progression des différentes étapes.

Règles du jeu de Funfair

Une partie se tient sur six manches, qui se déroulent toutes selon le même schéma.

On commence par piocher une carte Ville qui amène un bonus pour l’ensemble des joueurs (piocher des cartes, payer ses bâtiments moins cher pour cette manche, etc.). Puis on passe à la phase d’action, le cœur du jeu. Plus exactement les trois actions, puisque chaque joueur effectue tour à tour une action au choix trois fois de suite.

La plus courante permet de construire une carte et de l’ajouter à son parc. Il s’agit d’une attraction (grande roue, château hanté…), d’une amélioration attachée à une attraction (des toilettes, des fauteuils confortables…) ou de personnel (un vendeur de barbe à papa, une directrice RH…) qui apporte divers bonus.

Funfair
Exemple de parc, avec trois attractions et un personnel. // Source : Lucky Duck Games

Les autres actions permettent de piocher de nouvelles cartes, pour plus de possibilités, de récupérer un peu d’argent (eh oui, les constructions coûtent cher !), voire de démolir un élément de son parc. En effet, on est limité à cinq attractions et certaines constructions placées en début de partie nous embêtent plus qu’autre chose quand on arrive sur la fin.

Chaque joueur dispose d’une attraction phare, très chère, mais que des investisseurs nous aident à bâtir. C’est un élément important, car une fois construite, elle permet de bénéficier d’une quatrième action à chaque manche.

Enfin, on termine en récupérant ses revenus et une nouvelle manche commence.

La partie prend fin après la sixième manche, et on compte ses points (le nombre et la taille des attractions, l’argent restant, les objectifs réussis ou ratés, etc.), et le plus gros score l’emporte.

Notre avis sur Funfair, pourquoi y jouer ?

C’est par sa thématique originale que Funfair nous a donné envie d’y jouer. Ça change des sempiternels zombies, vikings, animaux, ou jeux de gestion de trucs et de machins dans un thème vaguement médiéval vu et revu.

Funfair
Source : Lucky Duck Games

Les illustrations rendent justice à ce thème, avec tout un tas d’attractions et d’améliorations différentes. Mais on ne peut s’empêcher de rester quelque peu sur notre faim. Alors qu’on se contente d’aligner des cartes les unes derrière les autres, on aurait aimé avoir un plateau devant nous, sur lequel on aurait disposé nos constructions, pour voir notre parc grandir au fur et à mesure de la partie.

Funfair est un jeu prenant

Il n’empêche, le jeu est très vite prenant, et on s’amuse à construire de nouveaux manèges, à les améliorer, à embaucher du personnel… du moins, on tente de faire au mieux. Car le jeu est tendu. Par le nombre restreint d’action tout d’abord. Chaque tour un peu « gâché » est vite pénalisant, et on comprend rapidement l’importance de construire tôt son attraction phare pour bénéficier d’une action supplémentaire. Puis, par son économie ensuite : tout coûte cher, on y va plutôt à l’économie, et l’argent est en vrai flux tendu (surtout en début de partie, un peu moins vers la fin).

Funfair
Quelques exemples de cartes Parc. // Source : Lucky Duck Games

On apprécie également que tout y soit logique : on construit des attractions pour faire plaisir aux visiteurs, que l’on attire avec des manèges spectaculaires. Les visiteurs nous font gagner de l’argent qu’on dépense ensuite pour agrandir son parc. Ça change des thèmes plaqués.

Avec des mécanismes intéressants, pas toujours adaptés aux débutants

Si les règles sont plutôt accessibles et simples à expliquer (notamment grâce à cette logique thématique), que les tours sont fluides et que les parties ne dépassent pas l’heure de jeux, le jeu ne se destine pas forcément aux débutants. Du moins, nous le leur déconseillons. Pas besoin d’être expert pour autant, mais il y a beaucoup d’informations à intégrer, beaucoup de possibilités à prendre en compte, beaucoup d’icônes et un peu de texte sur les cartes. Il vaut mieux être déjà un peu habitué pour ne pas se retrouver perdu.

Funfair est au final un jeu très plaisant, avec une thématique originale et qui fonctionne. Ses règles sont simples et ses parties ne s’éternisent pas, mais les nombreuses possibilités le destinent plutôt à des joueurs un peu habitués qu’à de parfaits novices. Même si on regrette de ne pas visuellement construire son parc (on se contente d’aligner des cartes), toutes les actions sont logiques et raccord avec le thème, et le jeu est tendu du début à la fin. Il nous manque toujours ces quelques pièces pour construire ce dernier bâtiment, et on peine à trouver cette satanée carte qu’il nous faut absolument pour remplir notre objectif avant la fin de la partie. C’est frustrant, mais plaisant !

En bref


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