Xiaomi va-t-il devoir verser des dommages et intérêts aux clients français ayant acquis un Redmi Note 5 ou un Mi Mix 2S ? C'est ce que tente d'obtenir une association, qui lance une action collective contre l'entreprise chinoise à cause d'un excès d'ondes.

« Phonegate ». Voilà comment a été baptisée l’affaire des deux smartphones Xiaomi (le Redmi Note 5 et le Mi Mix 2S) qui ont été mis en cause par l’Agence nationale des fréquences (ANFR) en février. La raison ? Ils dépassaient la limite du DAS (Débit d’absorption spécifique) — un indice qui traduit la part d’énergie transportée par les ondes électromagnétiques qui est absorbée par le corps.

Il s’avère que les choses sont rentrées dans l’ordre dans les semaines qui ont suivi : le constructeur chinois a procédé à une mise à jour logicielle à distance qui a permis de faire redescendre les deux téléphones sous le seuil réglementaire (le Redmi Note 5 ne dépassait la limite que très légèrement, contrairement au Mi Mix 2). Sauf que l’affaire ne s’arrête pas là : il y a désormais un volet judiciaire.

Le Xiaomi Mi Mix 2S. // Source : Numerama

Une action collective balbutiante

Sur la plateforme V pour Verdict, qui est spécialisée dans la mise en contact entre des particuliers se disant victimes d’un abus et des avocats, une action collective est en train de prendre forme pour exiger des dommages et intérêts. Elle n’en est toutefois qu’à ses balbutiements — elle est décrite comme étant « en incubation », c’est-à-dire qu’elle doit réunir au préalable un certain nombre de plaignants.

Trois infractions sont retenues par l’association à l’origine de cette action collective : tromperie, pratique commerciale trompeuse et mise en danger de la vie d’autrui. C’est sur ces griefs que Xiaomi devrait être condamné, selon elle parce qu’il a vendu des portables « non conforme à la réglementation européenne et française ». Les victimes devraient avoir droit à un remboursement complet et des indemnités.

S’ils veulent agir, les propriétaires de ces deux smartphones doivent s’inscrire sur cette plateforme, et fournir des éléments prouvant l’achat du smartphone — avant la mise à jour logicielle de Xiaomi — et une pièce d’identité. Il est à noter que l’action collective requiert un investissement financier : 30 euros par plaignant, ainsi qu’une ponction de 20 % sur les dommages et intérêts en cas de victoire.

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