La Maison-Blanche a commencé à se conformer à un jugement qui déclare que Donald Trump n'a pas le droit de bloquer des personnes pour des raisons politiques. Washington n'entend toutefois pas en rester là.

C’est une première victoire importante pour les critiques de Donald Trump, même si elle n’est encore que provisoire. Dans la journée du 5 juin, l’organisation Knight First Amendment Institute, qui dépend de l’université Columbia, a annoncé sur Twitter que la Maison-Blanche a commencé à débloquer certains comptes qui avaient été bloqués par le compte Twitter de Donald Trump.

Fin mai, un tribunal américain a jugé en première instance que les fonctionnaires des États-Unis n’ont pas le droit de bloquer une personne sur leur compte Twitter en raison des opinions politiques qu’elle a exprimées. La juridiction précisait alors que ce verdict vaut aussi pour le chef de l’exécutif, même si les messages qui lui sont adressés sur le réseau social ne vont pas dans son sens.

Maison Blanche Washington USA
CC Alexey Topolyanskiy

Ce chapitre judiciaire n’est toutefois pas encore refermé. Le Knight First Amendment Institute, qui représentait des Américains et des Américaines dans cette affaire et fondant son action sur le premier amendement de la Constitution des États-Unis qui sanctuarise la liberté d’expression, a expliqué que le service juridique de la Maison-Blanche a fait appel de cette décision.

En outre, seules sept personnes ont été débloquées. « Nous sommes préoccupés par les informations selon lesquelles des personnes n’étant pas nos clients sont toujours bloquées par le compte [de Donald Trump]. Il va sans dire que ces personnes ont les mêmes droits que nos clients. Si elles ont été bloquées sur la base de leurs points de vue, la Maison-Blanche devrait les débloquer immédiatement », écrit l’institut.

Et d’ailleurs, un appel leur est lancé : manifestez-vous auprès de l’organisation pour faire valoir vos droits. En attendant, le Knight First Amendment Institute se prépare d’ores et déjà à la prochaine phase de ce conflit juridique, qui pourrait l’emmener jusqu’à la Cour suprême si Washington persiste à bloquer des particuliers en raison de leur sensibilité politique.

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