Mise à jour : joint par téléphone, Alexandre Marcel nous indique qu’il a effectivement porté plainte contre l’entreprise Facebook en tant que « diffuseur » de plusieurs groupes, pas uniquement homophobes. Il a également attaqué le réseau social pour des groupes « anti-arabes » et « anti-français », après plusieurs notifications qui n’ont pas abouties. M. Marcel ne s’est cependant pas contenté de poursuivre le seul site Internet, puisqu’il poursuit également les modérateurs qui selon lui n’ont pas fait leur travail, et les membres de Facebook créateurs des groupes. A suivre.

L’article du Midi Libre qui révèle l’information manque de détails pour bien comprendre les motivations de l’Arlésien qui, selon le journal, a déposé plainte mercredi contre Facebook auprès de la gendarmerie. C’est « la présence de nouveaux groupes sur le réseau social dont il juge les propos comme homophobes » qui aurait déclenché l’action d’Alexandre Marcel, un habitué de la défense judiciaire de l’égalité des droits entre hétérosexuels et homosexuels.

Selon le journal, cet habitant d’Arles avait déjà poursuivi une première fois le réseau social américain le 16 mai dernier, sans qu’il précise où en est l’action et ce qui justifie un nouveau recours. Il s’était davantage fait connaître en avril, avec le dépôt d’une plainte contre l’Etablissement français du sang, accusé de rejeter de manière discriminante les dons de sang provenant de donneurs homosexuels.

A priori, le militant dépose plainte directement contre Facebook, comme si le site était responsable des propos tenus par ses 500 millions de membres. Il serait plus logique, et sans doute beaucoup plus efficace d’un point de vue pédagogique, d’attaquer directement les créateurs des groupes homophobes, voire ceux qui s’y inscrivent et participent aux discussions infamantes.

Attaquer Facebook plutôt que ses membres est en effet la meilleure manière de déresponsabiliser les justiciables qui violent la loi, et qui se disent qu’ils peuvent continuer en paix puisque le site sur lequel ils écrivent leur sert de fusible judiciaire.

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