L'entreprise, qui compte 250 salariés en France et 250 autres dans le monde, vient de lancer un plan de départ.

Avis de gros temps pour Wiko. La marque française va devoir se séparer d’une partie de son personnel prochainement, faute pour elle de réussir à tenir son rang sur le marché de la téléphonie mobile. Selon le journaliste Adrien Schwyter, de Challenges, un plan de départ vient d’être ouvert par la société, sans que l’on connaissance pour l’instant l’ampleur du délestage qui est prévu.

Wiko souffre depuis plusieurs années de la rude concurrence venant de la part de plusieurs fabricants de smartphones chinois, à commencer par le trio Huawei, Xiaomi et Oppo. Ces constructeurs se sont fait une spécialité de proposer des terminaux de bonne facture à des prix relativement bas. Ces trois-là se sont d’ailleurs hissés dans le top 5 du marché, aux côtés de Samsung et Apple.

Le Wiko Wim. // Source : FrAndroid

Passée sous pavillon chinois

Fin février, dans une interview à Challenges, le patron de Wiko confiait son souhait de changer l’impression que laissent ses produits. « On va mettre plus l’accent sur le design de nos produits pour suivre mieux les tendances qu’auparavant », déclarait James Lin. Mais pas toutes les tendances pour autant : pas question de se jeter sur la 5G, qui est immature, ou la mode des smartphones pliables, qui n’ont pas d’avenir.

Si Wiko cultive son image de marque française, il convient de noter que la société est toutefois passée complètement sous pavillon chinois début 2018. Tinno, sa maison-mère, détenait déjà 95 % du groupe via deux holdings hongkongaises. Les 5 % restants ont été acquis en les rachetant à son fondateur, Laurent Dahan. Celui est toutefois resté au comité exécutif, tout comme l’ex-directeur général.

Fondée en 2011, l’entreprise française a réussi à s’imposer sur l’entrée de gamme dans l’Hexagone, mais également dans l’Europe de l’Ouest en menant une intime collaboration industrielle avec Tinno, propriétaire de deux sites de production en Chine. Wiko compte 500 employés en tout, dont la moitié en France. La répartition géographique de l’effort à consentir pour ce plan de départ reste à préciser.

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