En Inde, Google a été condamné pour abus de position dominante. Si l'amende est relativement modeste, le groupe américain entend la combattre.

Même s’il a largement la surface financière pour payer une amende de 17 millions d’euros, Google n’entend pas la payer sans saisir auparavant tous les moyens juridiques à sa disposition pour tenter de la contester. Ainsi, le groupe américain qui a été condamné en début d’année pour abus de position dominante dans la recherche en ligne par les autorités indiennes a décidé de faire appel.

Pour la Commission de la concurrence indienne, la firme de Mountain View « a abusé de sa position dominante dans les services de recherche et de publicité », en réduisant la visibilité de solutions rivales au profit de ses propres services. Or, au regard de la place qu’occupe le groupe dans l’accès au web, il « est dans l’obligation de s’acquitter d’une responsabilité particulière », a jugé l’autorité.

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CC GuillermoJM

Des soucis aussi en Europe

L’affaire indienne fait écho à une procédure relativement similaire en Europe. L’an passé, Google a été condamné à devoir payer une amende de 2,4 milliards d’euros, après huit ans d’enquête. Bruxelles a jugé que la société « a abusé de sa position dominante [dans la recherche] en favorisant son propre service de comparaison de prix dans ses résultats de recherche et en rétrogradant ceux de ses concurrents ».

Actuellement, la Commission européenne est en train d’étudier les raisons qui font que les offres rivales apparaissent rarement avec le remède proposé par Google pour rétablir une concurrence non faussée dans le secteur de la comparaison des prix sur le web. En effet, les entreprises concurrentes de Google Shopping estime que la solution du géant du net n’est pas viable.

C’est à Google de déterminer la façon la plus adéquate pour respecter les exigences de la condamnation européenne. Mais la société américaine doit prendre garde à ne pas suggérer n’importe quoi comme remède, car tout manquement peut aboutir au déclenchement d’une nouvelle procédure, avec des astreintes pouvant s’élever à 5 % du chiffre d’affaires réalisé dans le monde par la maison-mère de Google.

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