Fin du bras de fer entre Vivendi et Ubisoft, le conglomérat dirigé par Vincent Bolloré ayant annoncé qu'il cédera sa participation. Gros ouf de soulagement pour l'éditeur de jeux vidéo français.

Les frères Guillemot ont résisté contre vents et marées face à Vivendi. Et, en maintenant le cap face à l’immense navire qui leur faisait face, ils ont fini par obtenir gain de cause et ne pas couler alors qu’ils restaient sous la menace d’une OPA hostile, manœuvre financière qui avait fait plier Gameloft. Finalement, Vivendi a annoncé aujourd’hui qu’il rendait les armes, cédant l’intégralité de sa participation pesant quand même pour 27,27 % du capital (ce qui représente 30 489 300 actions). C’est une sacrée défaite pour le conglomérat dirigé par Vincent Bolloré, malgré l’immense plu-value réalisé grâce à ce retrait très étonnant.

Vivendi capitule, Tencent débarque

Vivendi va effectivement empocher deux milliards d’euros dans la revente de ses titres Ubisoft alors qu’il en avait dépensé 794 millions pour les obtenir. Plus de trois millions d’entre eux vont être récupérés par les frères Guillemot, ce qui leur permettra de renforcer un peu leur assise au sein du géant français. Ils vont surtout conserver leur indépendance, un étendard que le studio avait brandi durant leur lobbying orchestré pour lutter contre l’appétit de Vivendi. On s’attendait à ce que le requin finisse par tout croquer sur son passage, comme il sait si bien le faire depuis des années. À l’arrivée, c’est donc une immense surprise.

Dans son communiqué, Ubisoft précise un point intéressant faisant suite à cette décision de Vivendi : l’éditeur va s’associer à Tencent «  pour un accord de partenariat stratégique ». Un deal qui permet surtout à l’immense empire chinois de devenir à son tour un actionnaire d’Ubisoft. On se dit quand même que l’éventuelle menace d’une acquisition viendra peut-être de là au regard de la stratégie tentaculaire de Tencent observée ces derniers mois..

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