Le service de scooters électrique en libre service a séduit de nouveaux investisseurs. Avec 40 millions d'euros sur son compte en banque, Cityscoot peut voir grand.

Lancé à Paris en 2016, le service de scooters électriques partagés Cityscoot s’est plusieurs fois frayé un chemin dans nos colonnes. Franchement simple à utiliser dès ses premiers mois et proposant des scooters un peu patauds, mais accessibles aux débutants, Cityscoot a conquis plusieurs dizaines de milliers d’utilisateurs depuis son lancement. Une belle performance soutenue par la promesse d’une mobilité plus silencieuse et plus écologique, allant tout à fait avec l’idée de désengorger les villes comme Paris.

Le 6 février 2018, la startup annonce une levée de fonds de 40 millions d’euros auprès de ses partenaires historiques (Caisse des Dépôts, Leaseplan), mais également auprès de nouveaux investisseurs particulièrement intéressés comme la RATP (via Capital Innovation) ou inVenture Partners. En somme, beaucoup d’argent et des partenaires qui pourraient avoir un intérêt à s’investir dans cette forme de mobilité nouvelle.

Mais que vont faire ces Français de cette somme ? En phase d’expansion après avoir prouvé que le concept fonctionnait malgré la concurrence qui émerge, Cityscoot va naturellement investir ces deniers pour s’étendre. Le lancement à Nice doit être orchestré pour le printemps, mais d’autres villes de taille moyenne sont déjà étudiées par la startup qui souhaite travailler main dans la main avec les municipalités. Côté scooters, 1 600 véhicules sont déjà accessibles à Paris et Cityscoot souhaite porter ce chiffre à 5 000, en incluant les villes de la proche banlieue. Si ce palier est atteint, la flotte de scooters électriques partagés sera la plus importante du monde.

Et après ? La startup envisage sereinement sa capacité à déployer son modèle en dehors de la France. Après Nice, trois autres villes sont déjà sur la feuille de route et Cityscoot évoque la Suisse et l’Italie. « À la Uber », une même application et un même compte permettront d’utiliser Cityscoot dans toutes les villes partenaires. Pour l’entreprise de Bertrand Fleurose, l’Europe est dans le viseur.

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