Un document découvert par TechCrunch la semaine dernière avançait des rumeurs d’une monétisation future pour le service de messagerie instantanée de Facebook. La société confirme progressivement ses intentions.

Le service gratuit de messagerie instantanée de Facebook devra nécessairement rapporter de l’argent à la firme de Mark Zuckerberg. Un sujet délicat pour les utilisateurs, que la firme tente d’aborder avec délicatesse.

La fuite d’un document de TechCrunch a finalement déclenché des réactions de la part de Facebook. L’entreprise semble confirmer à demi-mot que le business model révélé par le document est bien en préparation, et pourrait se mettre en place en avril.
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Le document confirme que les commerces et enseignes utilisant déjà la discussion instantanée avec leurs clients pourront prévenir ces derniers de nouveaux produits et promotions au sein de Messenger.

Pour le moment Facebook voudrait limiter ce service aux clients ayant déjà échangé avec la page en question; mais aussi limiter le nombre des messages pour éviter toute impression de spam qui ferait déserter les utilisateurs de Messenger, ce qui serait contre-productif.

Interrogé par Business Insider, Facebook a répondu laconiquement.

« Nous ne commentons aucune rumeur ou spéculation. Ceci dit, notre objectif avec Messenger est de créer une expérience engageante de qualité avec 800 millions d’utilisateurs autour du monde, et cela inclue s’assurer que ces personnes ne reçoivent pas de messages indésirables, d’aucun type ».

Facebook ne veut pas afficher des annonceurs, il veut les engager.

Facebook veut donc rassurer ses utilisateurs et joue sur la nuance des messages indésirables. Il est désormais assez clair que pour le réseau social, le futur de la publicité se situe dans une réconciliation des annonceurs et des utilisateurs.

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Pour cela, il faudra, pour Facebook, s’assurer que chacun des messages envoyés par les annonceurs soient, sinon désirés par la cible, au moins non-dérangeants. Le débat ne se situe donc plus dans l’intrusion de la publicité mais dans son utilité en tant qu’interaction. Facebook ne veut pas afficher des annonceurs, il veut les engager.

Le modèle de financement de Messenger n’est pas surprenant puisqu’il est exactement celui déjà présenté par WhatsApp, une autre filiale de Facebook. Elle l’avait confirmé en annonçant son passage à la gratuité totale.

« À partir de cette année, nous allons tester des outils vous permettant d’utiliser WhatsApp pour communiquer avec des commerces et organisations dont vous avez envie d’entendre parler. Cela voudrait dire, par exemple, communiquer avec votre banque à propos d’une récente transaction frauduleuse ou avec une compagnie aérienne à propos d’un vol différé. Nous recevons tous ces messages ailleurs aujourd’hui — par SMS ou des appels téléphoniques — donc nous voulons tester de nouveaux outils pour faciliter ces pratiques sur WhatsApp, tout en continuant de vous offrir une expérience sans publicité, ni spam », avait expliqué le réseau social.

C’est donc bien vers de la mise en relation que l’intégralité des services de messagerie de Facebook se dirige. Pas tout à fait publicitaire, ni tout à fait désintéressées, ces nouvelles interactions seront bientôt quotidiennes sur nos smartphones.

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