La société de conseil en numérique White Ops et l'Association of National Advertisers viennent de publier un nouveau rapport sur la fraude publicitaire. Elle est en baisse, mais reste bien présente sur le web.

Les annonceurs se plaignent régulièrement de l’utilisation massive de logiciels bloquant la publicité par les internautes voulant s’éviter les panneaux qui pullulent sur le net. Seulement, si manque à gagner il y a, cela semble marginal par rapport à la fraude opérée par l’utilisation de bots frauduleux. Un phénomène révélée depuis trois ans par White Ops.

La société de conseil en sécurité vient en effet de dévoiler, pour la troisième année consécutive, un rapport sur la nature du trafic, générant des revenus publicitaires sur le net. Celui-ci révèle une baisse globale de la fraude, mais informe malgré tout de la colossale entreprise : ce genre de sites frauduleux, dont les visites ne sont générées que par des bots, représenteraient 20 % du web.

Illustration du rapport « Bot Baseline 2016-2017 – Frand in Digital Advertising » de ANA & White Ops

Une baisse de 10 % des revenus détournés

L’étude menée par ANA (Association of National Advertisers) et White Ops s’intéresse donc à l’évolution de cette fraude, connue depuis plusieurs années maintenant. Il semblerait qu’elle baisse de 10 %, avec 6,5 milliards de dollars qui devraient être détournés cette année, contre 7,2 milliards l’année dernière. Une chute notable, d’autant plus que les dépenses publicitaires ont prévu, elles, d’augmenter de 10 % cette année.

Ce détournement est effectué grâce à des bots, développés pour imiter la visite humaine d’un site, et ainsi générer artificiellement des revenus grâce aux pubs affichées sur les sites. Le problème semble des plus importants sur les vidéos vues sur ordinateur, dont 22 % des pubs diffusées avant lecture sont vues par des robots. Sur les sites web « classiques », ce sont 9 % des pubs qui sont consultés par des robots.

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