Le patron d'Amazon, Jeff Bezos, tente de convaincre l'administration Trump et la Nasa de soutenir l'ambitieux projet spatial de sa société Blue Origin : assurer un service de livraison de matériel sur la Lune pour faciliter sa colonisation par l'homme.

Le savoir-faire de Jeff Bezos en matière de livraison, acquis grâce à son entreprise Amazon, pourrait s’étendre jusqu’à la Lune, s’il parvient à concrétiser ses ambitions. En l’occurrence, ce projet ambitieux serait assuré par le biais d’une autre entreprise du milliardaire, Blue Origin, dédiée à la conquête de l’espace.

Le Washington Post — dont Jeff Bezos est propriétaire — révèle que le milliardaire a envoyé à la Nasa et à l’administration Trump un livre blanc de 7 pages sur son projet de construction d’un vaisseau spatial de livraison capable d’atterrir près d’un cratère au sud de la Lune. Un emplacement stratégique puisqu’il permettrait de faciliter l’alimentation en énergie solaire de la colonie humaine censée s’y installer.

Dans ce document, Bezos tente de convaincre l’agence spatiale américaine de soutenir un service de livraison semblable à celui d’Amazon mais entièrement dédié à la Lune, pour y délivrer toute la logistique nécessaire à sa « future colonisation humaine » : outils scientifiques, matériel médical, habitations conçus pour la Lune…

Jeff Bezos Blue Origin

Objectif : juillet 2020

Bezos explique ainsi : «  Il est temps pour les États-Unis de retourner sur la Lune — mais cette fois pour y rester. Une implantation lunaire permanente est un objectif difficile mais qui vaut le coup. » Le vaisseau pourrait supporter jusqu’à 4 500 kilos de charge à son bord, en se concentrant uniquement sur l’envoi de matériel plutôt que passagers humains. Blue Origin pourrait accomplir sa première mission lunaire dès juillet 2020, selon Jeff Bezos, à l’unique condition de pouvoir compter sur le soutien de la Nasa.

Cette annonce intervient alors qu’Elon Musk vient d’annoncer l’envoi, par le biais de sa société concurrente SpaceX, de deux touristes autour de la Lune dès 2018. Celle-ci fait l’objet d’un intérêt renouvelé de la Nasa comme d’entreprises privées, notamment au vu de l’intérêt potentiel de l’administration Trump pour poursuivre son exploration dans la lignée des  missions historiques des années 1960 et 1970.

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