John Glenn a marqué la conquête spatiale américaine en devenant le premier astronaute à réaliser un vol en orbite autour de la Terre, le 20 février 1962. Cet amoureux de l'espace, qui était remonté à bord d'une navette spatiale à l'âge de 77 ans, vient de s'éteindre.

Le nom de John Glenn, mort ce jeudi à l’âge de 95 ans, reste moins connu que celui de Neil Armstrong. Pourtant, l’homme, né en 1921 dans l’Ohio, a joué un rôle pionnier dans la conquête spatiale américaine en effectuant le premier vol en orbite de la Nasa, le 20 février 1962.

Après sa brillante carrière de pilote dans l’armée américaine pendant la Seconde Guerre mondiale puis la guerre de Corée, ce passionné de l’espace se porte candidat quand la Nasa cherche à recruter des astronautes en 1959.

Il fait partie des 7 volontaires retenus parmi plus de 500 aspirants, qui sont vite surnommés les « Mercury Seven ». Leur mission : voler dans l’espace à bord d’une capsule spatiale. Et, ce faisant, rattraper le retard pris par les États-Unis dans leur course aux étoiles avec l’URSS.

John Glenn, devenu sénateur, retourne dans l’espace à 77 ans

Après deux essais incomplets de ses collègues au fil des années, John Glenn réussit le premier vol orbital américain le 20 février 1962. Ce jour-là, il effectue 3 tours de la Terre en moins de 5 heures à bord du Friendship 7.

À son retour au pays, l’astronaute est accueilli en héros par John F. Kennedy. Il aimerait retourner dans l’espace mais le gouvernement préfère protéger son icône. John Glenn se tourne alors progressivement vers la politique : il devient sénateur (démocrate) en 1974, un poste qu’il occupe pendant 25 ans.

En 1998, après un lobbying intense auprès de la Nasa, il retourne dans l’espace au sein d’une navette.  À 77 ans, il devient ainsi l’astronaute le plus âgé de l’histoire et profite pleinement de ses 9 jours en orbite, même si ses compagnons de voyage doivent l’assister quasiment en permanence.

John Glenn était le dernier membre encore vivant des « Mercury Seven ». Avec sa disparition, c’est donc une page entière de l’histoire spatiale américaine qui se tourne.

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