Panneaux solaires et Powerpacks ont rendu l'île de Ta'u, dans les Samoa américaines, presque entièrement autonome. Une preuve par l'exemple de ce qu'il est possible de faire aujourd'hui avec les énergies renouvelables.

Savez-vous où se trouve l’île de Ta’u, orthographiée communément Tau et faisant partie des îles Samoa américaines ? Pour le dire vite, c’est probablement l’un des endroits les plus perdus de notre bonne vieille Terre. Un rapide tour sur Google Maps vous donne cela :

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Il faut zoomer plusieurs fois avant de voir apparaître l’île qui finit par ressembler à cela :

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Alors oui, c’est petit. Il n’empêche que ce bout de terre est devenu presque entièrement autonome du côté de l’énergie grâce à Tesla et SolarCity qui en ont fait une sorte de preuve par l’exemple pour leur solution de grille énergétique basée sur l’énergie solaire. SolarCity, qui n’était pas encore Tesla, a installé 5 328 panneaux solaires sur l’île et Tesla installé 60 Powerpacks, ses fameuses batteries qui permettent de stocker l’énergie solaire emmagasinée.

Le principe est simple : l’énergie solaire est générée par les panneaux et l’installation fournit l’île en électricité tout en rechargeant les Powerpacks. Leur capacité de stockage permet de rendre l’île autonome pendant 3 jours s’il advient que les panneaux solaires n’aient aucun rayon à se mettre sous la dent et fournissent de l’énergie en continu pour les activités de nuit des 600 habitants — mais vu le climat de l’île, le soleil ne manque pas. Complètement vides, les Powerpacks peuvent se recharger en 7 heures.

Toutes ces infrastructures ont été construites en un an chrono et permettront d’économiser 440 000 litres de diesel par an. C’était la première énergie utilisée par les habitants qui a deux désavantages énormes par rapport au solaire : elle est fossile et son prix varie avec les aléas de la géopolitique. Et sur l’île de Ta’u, la situation peut rapidement devenir critique, dans la mesure où elle se situe à 6 400 kilomètres de la côte ouest des États-Unis et que l’approvisionnement en fuel se faisait jusqu’alors par bateau.

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Sur le blog de SolarCity, un habitant de l’île affirme se souvenir « d’épisodes où le bateau n’a pas pu venir pendant deux mois  » et regrette qu’en 2016, leur situation n’ait pas beaucoup changé. Mais ça, c’était avant l’arrivée de l’installation solaire en laquelle les habitants ont pleinement confiance dans la mesure où elle sera utilisée pour les habitations, mais aussi pour les écoles, collèges et même les hôpitaux.

Pour Tesla, le travail accompli sur cette île est un prospectus commercial qui arrive à point nommé à l’heure où la société vient d’acquérir officiellement sa sœur SolarCity. Cette dernière est d’ailleurs loin d’être rentable et Tesla, de manière générale, a besoin de prouver que ses méthodes sont viables, bonnes pour l’environnement, utiles à l’humanité et qu’elles peuvent également générer des profits à moyen terme. « Ta’u n’est pas une carte postale venue du futur, poursuit le communiqué, mais un instantané de ce qu’il est possible de faire dès maintenant ».

Entre cela et les nouvelles tuiles solaires présentées il y a quelques semaines, l’entreprise sait faire rêver. Maintenant, il lui reste la lourde tâche de tenir ses objectifs.

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