Des molécules-voitures vont s'affronter dans une course scientifique d'un genre unique organisée par le CNRS de Toulouse. La compétition doit durer 36 heures.

On parle souvent de courses de drones et de voitures autonomes, mais un autre type de compétition s’apprête à faire son apparition dans l’éventail des rallyes high-tech : les nano-voitures. En effet, le CNRS de Toulouse lancera la Nanocar Race, les 28 et 29 avril prochains.

Sur un circuit en atomes d’or long de 100 nanomètres, la compétition est prévue pour durer 36 heures. On trouvera sur la ligne de départ 4 molécules-voitures, les seules à avoir été retenues par le comité organisateur parmi les 9 à avoir postulé en mai 2016. Les véhicules seront propulsés par des impulsions électriques.

Cependant, il ne s’agit pas d’une compétition comme les autres, mais d’une course aux objectifs scientifiques bien précis puisqu’ils visent à des avancées dans les domaines de la physique et de la chimie, en recueillant de nouvelles données et compétences. Cela permettra, par exemple, de développer un nouveau type de science des surfaces (connu aussi comme science membranaire) qui « pourrait permettre de déposer une molécule-machine à la surface d’une cellule ou de contrôler le mouvement d’une seule molécule dans un liquide  » selon le CNRS.

Des règles bien précises

Chaque équipe a dû structurer sa propre nano-voiture. Les véhicules rouleront sur les quatre pointes d’un microscope à effet tunnel, ce qui permettra , de les observer en temps réel et d’être dirigées par leurs pilotes.

Les équipes des scientifiques auront 6 heures pour nettoyer leur piste et auront droit à remplacer une fois leur nano-voiture. Ces dernières ne pourront pas rouler sur les autres pointes ou être poussées par leurs équipes. Le circuit doit être complété avant l’écoulement des 36 heures.

La compétition sera diffusée sur la chaîne YouTube « Nanocar Race » le 28 avril prochain à partir de 16h. Ceux qui le souhaitent pourront se rendre au CNRS de Toulouse pour rencontrer les équipes et observer l’ambiance générale, mais ils ne pourront pas entrer dans la salle du microscope pour « ne pas perturber la course ».

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