Une université néerlandaise demande l'aide des internautes pour continuer ses travaux qui doivent permettre de faire pousser des légumes comestibles sur Mars.

Si vous rêvez de partir un jour sur Mars, mais que l’idée de n’y manger que des patates cultivées dans vos excréments vous rebute un peu, il y a de l’espoir. L’Université de Wageningen, aux Pays-Bas, a lancé une opération de crowdfunding pour financer la poursuite de ses travaux visant à développer les méthodes agronomiques permettant de cultiver différentes variétés de légumes comestibles sur Mars.

On ne parle pas simplement de pommes de terre, comme le propose le film Seul sur Mars et le projet mené au Pérou par le Centre international de la pomme de terre, mais aussi de tomates, de roquettes, de radis, de petits pois, de seigle, etc. De quoi réaliser de véritables menus terriens.

Des légumes poussant sur un sol marsien simulé.
Des légumes poussant sur un sol marsien simulé.

L’Université néerlandaise, qui bénéficie du soutien du projet de colonisation Mars One, a débuté ses recherches en 2013. La Nasa lui a envoyé des substrats proches de ceux de Mars, issus de terres volcaniques de Hawaï, et les chercheurs ont réussi cette année là à faire pousser quatorze espèces différentes de végétaux (y compris des plantes sauvages ou du trèfle). L’opération a été reconduite en 2015 avec des plantes à légumes.

Mais désormais, le défi des chercheurs consiste à les rendre comestibles. Car le sol marsien est chargé en métaux lourds néfastes pour la santé (arsenic, cadmium…). Or ces métaux peuvent se retrouver dans les légumes, ce qui les rendraient impropres à la consommation. L’objectif du Fonds de l’Université de Wageningen est donc de déterminer le niveau de toxicité des légumes produits, et d’établir les méthodes qui permettent de réduire voire d’éliminer la présence des métaux lourds dans les fruits et les légumes produits.

Les donateurs les plus généreux pourront visiter les installations, recevoir un album photos de luxe et même se faire inviter à manger les légumes produits, s’ils sont sains. En revanche, il n’est pas encore promis de pouvoir aller les manger directement sur Mars.

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