Le Luxembourg a annoncé aujourd'hui ses plans ambitieux pour aller forer des astéroïdes à la recherche de métaux rares.

Le Luxembourg a beau ne faire que 2 586 kilomètres carrés, ses ambitions pourraient le porter à des milliers de kilomètres de la Terre. Aujourd’hui, la petite nation européenne a affirmé son désir d’être parmi les pionnières en matière de forage spatial, et plus particulièrement, sur les astéroïdes. Une initiative qui fait cogiter différentes entreprises et gouvernements depuis quelques années maintenant, dans la mesure où les astéroïdes sont des mines quasi-inépuisables de matériaux rares… et donc de potentielles entrées d’argent astronomiques.

Le Luxembourg a affirmé qu’il allait investir dans de la recherche et du développement autour de technologies qui rendront possible le minage spatial

Le pays a affirmé qu’il allait investir dans de la recherche et du développement autour de technologies qui rendront possible le minage spatial et participerait à des levées de fonds pour financer des entreprises qui s’intéresseront au sujet. Un cadre juridique devrait également voir le jour pour encadrer cette activité. On est donc loin de la science-fiction et le pays s’appuie sur les conseils de Jean-Jacques Dordain, ancien directeur de l’Agence Spatiale Européenne. « Les choses bougent aux USA, a-t-il affirmé, et il était temps que nous mettions une initiative en place en Europe ».

Et il n’a pas tort. De l’autre côté de l’Atlantique, des entreprises privées ont déjà bien avancé sur la question, et notamment Deep Space Industries qui compte aller du prospect à l’assemblage des produits finis directement dans l’espace, en passant bien entendu par le forage en lui-même et la préparation des matériaux. Le Luxembourg espère que cette initiative permettra à des entreprises qui étaient frileuses de se lancer dans le pays et, dans le même temps, aux banques locales de faire entrer des capitaux liés à cette activité qui aurait été envoyés de préférence aux États-Unis.
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Ce sont des métaux rares comme le platine, l’iridium ou le palladium qui attirent ces entreprises dans la mesure où ils sont extrêmement difficiles à miner sur Terre — sans parler des risques écologiques liés à l’exploitation des zones qui abritent ces ressources profondément enfouies dans le sol. Sur les astéroïdes en revanche, ces métaux pourraient être en grande quantité en surface et leur exploitation ne semble plus, aujourd’hui, si fantaisiste.

Des missions spatiales scientifiques ont pu aller, ces dernières années sur des astéroïdes pour en prélever des morceaux : c’est le cas, par exemple, de la sonde japonaise Hayabusa revenue sur Terre en 2010 après un tour sur l’astéroïde 25143 Itokawa. Si le Luxembourg a l’air confiant, il ne faut pas oublier que le challenge reste énorme. Le processus a été expérimenté, mais l’industrialisation risque de prendre du temps. Les entreprises qui se lancent dans cette aventure ont non seulement besoin d’appareils qui peuvent extraire les matériaux en quantité et d’un moyen de les ramener sur Terre en sécurité. Le tout, en restant rentable.

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